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IFSI: Provencce-Alpes-Côte d'Azur

Publié le 14/06/2020

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« Et pourtant, au cours des quinze dernières années, le taux d'activité professionnelle féminine n'a cessé de croître : en 1996, près de la moitié des 48,5 % des femmes âgées de plus de 15 ans travaillaient ou étaient à la recherche d'un emploi. Entre 25 et 49 ans, ce taux atteint même 80 %. Désormais plus nombreuses à concilier vie professionnelle et vie familiale, les femmes n'en sont pas moins les premières touchées par le temps partiel -plus souvent subi que choisi. D'après le Cereq (Centre d'études et de recherches sur les qualifications), 86 % des actifs occupés à temps réduit sont des femmes. De même, les disparités salariales sont toujours aussi criantes : depuis le début des années 80, la rémunération des cadres hommes est en moyenne supérieure de 30 % à celle de leurs consœurs. Enfin, le beau sexe reste majoritaire dans les emplois peu qualifiés : 60 % des femmes sont ouvrières ou employées, notamment dans les services. À l'inverse, au sommet de la pyramide sociale, les tailleurs demeurent minoritaires face aux costumes trois-pièces, même si la situation s'améliore doucement depuis vingt ans, rappelle Annie Fouquet : « À la fin des années 70, le fait de devenir cadre, pour une femme, était perçu comme une transgression. Aujourd'hui, c'est devenu complètement normal. » De fait, 32 % des postes de cadres et de professions intellectuelles au sens large sont actuellement détenus par des femmes, contre un quart en 1982. Dans les fonctions d'encadrement administratif et commercial, elles sont encore moins nombreuses : elles n'occupent que 27 % de ces places dans le service public et 29 % dans le privé. « Et ce, alors même que, dans le secteur bancaire par exemple, les travaux d'exécution sont majoritairement exécutés par des femmes », explique Annie Fouquet. Sans surprise, elles restent extrêmement minoritaires chez les ingénieurs et les cadres techniques, où elles ne représentent que 13 % des effectifs (pour 6 % en 1982). En revanche, en quinze ans, l'enseignement est devenu un véritable bastion féminin : 54 % des professeurs sont des femmes (pour 4,3 % en 1982). Les inégalités n'ont pas disparu pour autant, étant entendu, précise Annie Fouquet, que « les femmes sont beaucoup plus nombreuses à exercer dans le secondaire qu'à l'université ». À l'instar de certains secteurs d'activité plus spécifiquement féminins (l'éducation, mais aussi la restauration, le luxe, le prêt-à-porter), certains services dans les entreprises sont beaucoup plus ouverts aux femmes, comme la documentation, la publicité, les relations publiques ou les ressources humaines. Mais, bonne nouvelle, les mentalités évoluent : « Les filles cadres sont de moins en moins victimes de discrimination à l'embauche, surtout lorsqu'elles ont les mêmes diplômes que les garçons. Non seulement les grandes entreprises veillent à garantir la mixité du recrutement, mais aussi elles cherchent à offrir aux deux sexes les mêmes chances de carrière, au moins au début », assure Jacqueline Laufer. En fait, c'est après huit ou dix ans d'expérience professionnelle que les parcours divergent, essentiellement pour des raisons d'ordre privé, à savoir la naissance du premier enfant et, a fortiori, celle du second. Confrontés à l'heureux événement, les jeunes pères « ont au contraire tendance à augmenter leur disponibilité professionnelle, avec la perspective d'une promotion et d'un gain salarial », écrit Christine Fournier, chargée d'études au Cereq, au fil d'une étude, Femmes sur le marché du travail. .. .»

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