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Gustave Flaubert, L'Education sentimentale (1 869), Paris, Gallimard, coll. La Pléiade, t. Il, p. 81-82. UN EXEMPLE DE COMMENTAIRE COMPOSÉ

Publié le 10/06/2020

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Ci-dessous un extrait traitant le sujet : Gustave Flaubert, L'Education sentimentale (1 869), Paris, Gallimard, coll. La Pléiade, t. Il, p. 81-82. UN EXEMPLE DE COMMENTAIRE COMPOSÉ Ce document contient 1500 mots soit 3 pages. Pour le télécharger en entier, envoyez-nous un de vos documents grâce à notre système gratuit d’échange de ressources numériques. Cette aide totalement rédigée en format pdf sera utile aux lycéens ou étudiants ayant un devoir à réaliser ou une leçon à approfondir en Littérature. Il n'avait plus conscience du milieu, de l'espace, de rien ; et, battant le sol du talon, en frappant avec sa canne les volets des boutiques, il allait toujours devant lui, au hasard, éperdu, entraîné. Un air humide l'enveloppa; il se reconnut au bord des quais. Les réverbères brillaient en deux lignes droites, indéfiniment, et de longues flammes rouges vacillaient dans la profondeur de l'eau. Elle était de couleur ardoise, tandis que le ciel, plus clair, semblait soutenu par les grandes masses d'ombre qui se levaient de chaque côté du fleuve. Des édifices, que l'on n'apercevait pas, faisaient des redoublements d'obscurité. Un brouillard lumineux flottait au-delà, sur les toits; tous les bruits se fondaient en un seul bourdonnement; un vent léger soufflait. Il s'était arrêté au milieu du Pont-Neuf, et, tête nue, poitrine ouverte, il aspirait l'air. Cependant, il sentait monter du fond de lui-même quelque chose d'intarissable, un afflux de tendresse qui l'énervait, comme le mouvement des ondes sous ses yeux. A l'horloge d'une église, une heure sonna, lentement, pareille à une voix qui l'eût appelé. Alors, il fut saisi par un de ces frissons de l'âme où il vous semble qu'on est transporté dans un monde supérieur. Une faculté extraordinaire, dont il ne savait pas l'objet, lui était venue. Il se demanda, sérieusement, s'il serait un grand peintre ou un grand poète ; - et il se décida pour la peinture, car les exigences de ce métier le rapprocheraient de Mme Arnoux. Il avait donc trouvé sa vocation ! Le but de son existence était clair maintenant, et l'avenir infaillible. Quand il eut refermé sa porte, il entendit quelqu'un qui ronflait dans le cabinet noir, près de la chambre. C'était l'autre. Il n'y pensait plus. Son visage s'offrait à lui dans la glace. Il se trouva beau; - et resta une minute à se regarder. Gustave Flaubert, L'Education sentimentale (1 869), Paris, Gallimard, coll. La Pléiade, t. Il, p. 81-82. Pour ce commentaire, nous distinguerons les étapes pour mettre en évidence la structure ; cela ne saurait dépasser la phase préparatoire et ces divisions formelles ne doivent jamais apparaître sur une copie.

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' UN EXEMPLE DE COMMENTAIRE COMPOSÉ - .

Il n'avait plus conscience du milieu, de l'espace, de rien; et, bat­ tant le sol du talon, en frappant avec sa canne les volets des bou­ tiques, il allait toujours devant lui, au hasard, éperdu, entraîné.

Un air humide l'enveloppa; il se reconnut au bord des quais.

Les réverbères brillaient en deux lignes droites, indéfiniment, et de longues flammes rouges vacillaient dans la profondeur de l'eau.

Elle était de couleur ardoise, tandis que le ciel, plus clair, semblait soutenu par les grandes masses d'ombre qui se levaient de chaque côté du fleuve.

Des édifices, que l'on n'apercevait pas, faisaient des redoublements d'obscurité.

Un brouillard lumineux flottait au­ delà, sur les toits; tous les bruits se fondaient en un seul bourdon­ nement; un vent léger soufflait.

Il s'était arrêté au milieu du Pont-Neuf, et, tête nue, poitrine ouverte, il aspirait l'air.

Cependant, il sentait monter du fond de lui-même quelque chose d'intarissable, un afflux de tendresse qui l'énervait, comme le mouvement des ondes sous ses yeux.

A l'horloge d'une église, une heure sonna, lentement, pareille à une voix qui l'eût appelé.

Alors, il fut saisi par un de ces frissons de l'âme où il vous semble qu'on est transporté dans un monde supérieur.

Une faculté extra­ ordinaire, dont il ne savait pas l'objet, lui était venue.

Il se demanda, sérieusement, s'il serait un grand peintre ou un grand poète; -et il se décida pour la peinture, car les exigences de ce métier le rapprocheraient de Mme Arnoux.

Il avait donc trouvé sa vocation! Le but de son existence était clair maintenant, et l'avenir infaillible.

Quand il eut refermé sa porte, il entendit quelqu'un qui ronflait dans le cabinet noir, près de la chambre.

C'était l'autre.

li n'y pen­ sait plus.

Son visage s'offrait à lui dans la glace.

Il se trouva beau; -et resta une minute à se regarder.

Gustave Flaubert, l'Éducation sentimentale (1869), Paris, Gallimard, coll.

La Pléiade, t.

Il, p.

81-82.

Pour ce commentaire, nous distinguerons les étapes pour mettre en évidence la structure; cela ne saurait dépasser la phase pré­ paratoire et ces divisions formelles ne doivent jamais appa­ raître sur une copie.. »

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