grand oral HGGSP: Comment le tourisme s’adapte-t-il aux crises mondiales ?
Publié le 20/04/2026
Extrait du document
«
Bonjour, je m’appelle Louis Geminel.
La question que je vous propose de traiter est : Comment le tourisme
s’adapte-t-il aux crises mondiales ?
J’ai choisi cette question car elle est en lien avec mon orientation : je souhaite
travailler dans le secteur du tourisme.
Elle correspond aussi à mon intérêt pour
les enjeux économiques et environnementaux qui marquent le monde actuel.
Le tourisme est aujourd’hui l’un des secteurs les plus importants de l’économie
mondiale, mais il est aussi très sensible aux crises, qu’elles soient sanitaires
comme la COVID-19, géopolitiques ou environnementales.
Ces crises peuvent fragiliser ce secteur et l’obliger à se transformer.
Ainsi, nous étudierons dans un premier temps la vulnérabilité du tourisme face
aux crises sanitaires.
Puis nous analyserons les défis environnementaux qui
transforment le tourisme.
Enfin, nous verrons la redéfinition des flux
touristiques face aux tensions géopolitiques.
I.
La vulnérabilité du tourisme face aux crises sanitaires
La pandémie de COVID-19 de 2020 a montré que le tourisme mondial pouvait
s’arrêter presque du jour au lendemain.
Cette partie analyse l’impact de la crise
sur les flux touristiques et les stratégies mises en place pour relancer le secteur.
A.
Une paralysie temporaire des mobilités
Lors de la crise du COVID-19, le tourisme mondial a connu un arrêt presque
total en quelques semaines.
Lorsque l’Organisation mondiale de la santé a
déclaré la pandémie en mars 2020, les États ont pris des mesures très rapides :
fermetures de frontières, suspension des vols internationaux, confinements.
À un moment donné, toutes les destinations du monde appliquaient des
restrictions de voyage, et près de 27 % des destinations mondiales ont même
fermé complètement leurs frontières au tourisme international.
Les arrivées de touristes internationaux ont chuté de 74 % en 2020, soit
environ 1 milliard de voyages en moins par rapport à l’année précédente.
Cela
représente la plus forte baisse jamais enregistrée.
Les pertes économiques sont
estimées à 1 300 milliards de dollars.
Mais au-delà des chiffres, cette crise révèle, la vulnérabilité structurelle du
tourisme.
Ce secteur repose en grande partie sur la liberté de circulation des
personnes.
Dès que les mobilités sont limitées pour des raisons sanitaires, le
système se bloque.
Les compagnies aériennes, les hôtels, les agences de voyage, les guides
touristiques : toute la chaîne est impactée.
Cela montre que le tourisme est à la fois un moteur économique puissant, mais
aussi un secteur très dépendant du contexte mondial.
La crise sanitaire a donc
agi comme un révélateur de cette fragilité.
B.
Le redémarrage du tourisme grâce à l’innovation et à la
réorganisation
Même si la crise sanitaire a provoqué un arrêt brutal du tourisme mondial,
le secteur ne s’est pas effondré durablement.
Il a réussi à se réorganiser et à
s’adapter aux nouvelles contraintes.
D’abord, les acteurs du tourisme ont mis en place des protocoles sanitaires
stricts pour rassurer les voyageurs : hygiène renforcée dans les hôtels,
limitation des capacités et contrôle sanitaire dans les aéroports.
Cette
adaptation était essentielle, car la reprise dépendait du retour de la confiance
des touristes.
Ensuite, le tourisme domestique s’est fortement développé : avec les
frontières fermées, beaucoup de personnes ont choisi de redécouvrir leur
propre pays.
Selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), ce
tourisme intérieur a permis de compenser partiellement les pertes du
tourisme international, qui avait chuté de 74 % en 2020, soit environ 1
milliard de voyages en moins par rapport à 2019, et une perte économique
estimée à 1 300 milliards de dollars.
Enfin, la reprise a été progressive mais réelle.
Dès l’allègement des
restrictions, la demande est repartie rapidement.
En 2022 et 2023, les arrivées
internationales ont fortement augmenté, se rapprochant des niveaux d’avant la
pandémie.
Ce rebond montre que le tourisme possède une capacité à se réorganiser et
à innover, même après une crise historique.
Malgré la pandémie, le secteur a
su amorcer une reprise, prouvant sa résilience face aux perturbations.
II.
Les défis environnementaux qui transforment le tourisme
Le changement climatique, c’est la modification durable du climat principalement
due aux activités humaines, comme la combustion des énergies fossiles ou la
déforestation.
Il entraîne plus de chaleur, des tempêtes, des sécheresses et des impacts
sur les écosystèmes.
Ce phénomène n’est pas seulement une menace globale : il
touche directement certaines destinations touristiques et oblige le secteur à s’adapter.
A.
Des territoires fragilisés par le changement climatique
Le tourisme dépend souvent de paysages et d’écosystèmes attractifs : plages,
littoraux, montagnes enneigées, récifs coralliens… Mais le réchauffement
climatique perturbe ces éléments.
Par exemple, les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports
touristiques continuent d’augmenter.
Selon l’ONU, elles pourraient croître de 25
% entre 2016 et 2030, représentant plus de 5 % des émissions mondiales
si aucune action n’est prise.
Cela montre que le tourisme contribue au
changement climatique, tout en en subissant les effets.
Certaines zones touristiques sont particulièrement menacées :
Dans les régions littorales, l’élévation du niveau de la mer et l’érosion
fragilisent les plages, essentielles pour le tourisme balnéaire.
Dans les montagnes, la diminution de l’enneigement met en danger les
stations de ski.
Le réchauffement climatique affecte aussi les écosystèmes marins.
La hausse
des températures et l’acidification des océans fragilisent les coraux et la
biodiversité, éléments essentiels au tourisme côtier et sous-marin.
Lors de conférences internationales, on souligne la nécessité d’une
“transformation bleue”, car ces zones représentent une part importante de
l’économie touristique mondiale mais sont très sensibles aux contraintes
climatiques.
B.
Des pratiques touristiques plus responsables
Face aux défis environnementaux, le tourisme s’adapte en intégrant des
pratiques plus responsables, soutenues par des politiques publiques et des
initiatives internationales.
Par exemple, les COP, ou Conférences des Parties, sont des réunions
annuelles organisées par la Convention-cadre des Nations Unies sur les
changements climatiques (CCNUCC).
Elles permettent aux pays de discuter
et décider des actions pour lutter contre le changement climatique.
La
question du climat est devenue capitale à l’échelle mondiale à partir des
années 2010, avec un tournant important lors de la COP21 à Paris en 2015,
où la plupart des États se sont engagés à réduire leurs émissions et à intégrer la
durabilité dans tous les secteurs, y compris le tourisme.
Certains pays ont aussi mis en place des normes strictes pour limiter
l’impact du tourisme :
Hébergements : hôtels et gîtes doivent réduire leur consommation d’eau
et d’électricité, et certains obtiennent des labels comme Green Key ou
l’Écolabel européen.
Transports touristiques : les compagnies aériennes doivent réduire
leurs émissions de CO₂ grâce à des programmes comme CORSIA, et
certaines villes limitent l’accès aux véhicules polluants dans les zones
touristiques.
Activités et sites naturels : des parcs imposent des quotas de visiteurs
pour protéger la biodiversité, et les croisières dans des zones sensibles
comme l’Antarctique sont strictement régulées.
Le tourisme évolue aussi grâce à la montée de l’écotourisme, qui consiste à
voyager de manière responsable, découvrir les cultures locales et participer à la
préservation de la biodiversité.
Cela permet de limiter l’impact sur
l’environnement tout en sensibilisant les voyageurs.
Ainsi, le tourisme peut continuer à se développer tout en protégeant les
territoires, montrant qu’il peut être un levier pour la durabilité.
Mais si le tourisme s’adapte aux enjeux environnementaux, il reste très sensible
aux tensions géopolitiques, qui redistribuent rapidement les flux de
voyageurs à l’échelle mondiale.
III.
La redéfinition des flux face aux tensions géopolitiques
Au-delà des crises sanitaires et environnementales, le tourisme est très sensible
aux tensions internationales.
Ces situations impactent les destinations et
influencent les choix des voyageurs.
A.
L’impact des conflits et des tensions internationales
Un conflit géopolitique peut affecter durablement le tourisme.
Par exemple,
selon l’UNESCO, créée en 1945 et basée à Paris, qui protège le patrimoine
mondial et soutient l’éducation, la science et la culture, le tourisme et la culture
en Ukraine ont subi 3,5 milliards de dollars de dégâts matériels après plus
de deux années de guerre, à cause de la destruction d’infrastructures, de sites
historiques et de musées.
À cela s’ajoutent 19,6 milliards de dollars de pertes de revenus,
notamment dues à la chute du nombre de visiteurs étrangers.
Ces chiffres
montrent que l’insécurité et les destructions freinent non seulement la
fréquentation locale, mais provoquent aussi un choc économique majeur.
Ce cas illustre que le tourisme dépend autant des préférences des voyageurs
que de la stabilité politique et de la sécurité, ce qui en fait un enjeu central....
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