GO Maths physique « Plus un chat tombe de haut plus il a de chance de survivre » Comment la modélisation des sciences permet d’expliquer ce paradoxe ?
Publié le 18/04/2026
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«
GO Maths physique
« Plus un chat tombe de haut plus il a de chance de survivre »
Comment la modélisation des sciences permet d’expliquer ce paradoxe ?
Introduction :
Lorsqu’on parle d’une chute depuis un immeuble on a tendance à associer le danger à la
hauteur, cependant ce n’est pas toujours le cas.
En effet cette intuition ne s’applique pas
toujours dans le cas du chat.
Une étude du New York City’s Animal Medical Center de New
York a fait ressortir que les chats tombés d’une hauteur de deux à six étages présentaient
davantage de lésions graves voire mortelles.
À contrario, les chats qui chutaient d’une plus
grande hauteur s’en sortaient avec des blessures plus légères et moins nombreuses.
Ce paradoxe fait appelle à la fois à la physique à travers les forces qui s’exercent sur un corps
lors d’une chute et aux mathématiques, notamment avec les équations différentielles qui
permettent de modéliser l’évolution de la vitesse.
Nous pouvons donc nous demander comment les sciences permettent d’expliquer ce
paradoxe ?
Pour répondre à cette question, nous commencerons par modéliser simplement la chute d’un
corps, sans prendre en compte les frottements (, afin d’en montrer les limites).
Nous introduirons ensuite les frottements de l’air, ce qui nous conduira à une équation
différentielle (permettant de mettre en évidence l’existence d’une vitesse limite).
Enfin, nous utiliserons ces résultats pour comprendre pourquoi les chats survivent mieux à
certaines chutes de grande hauteur.
I.
Modélisation simple d’une chute verticale
Pour commencer, on cherche à modéliser simplement la chute d’un corps afin de comprendre
les grandeurs physiques mises en jeu.
On considère donc un objet en chute verticale, soumis uniquement à son poids, et on choisit
un repère vertical orienté vers le bas.
Ce choix permet de simplifier les calculs, car la gravité
est alors positive.
Ce modèle est volontairement simplifié et ne prend pas en compte l’action
de l’air, ce qui expliquera ses limites.
On suppose donc que l’objet est en chute libre et on
étudie son mouvement dans le référentiel terrestre suppose galiléen.
D’après la deuxième loi de Newton, la somme des forces extérieurs qui s’exercent sur l’objet
est égale au produit de sa masse par son accélération.
Dans ce modèle simplifié, la seule force exercée est le poids, noté 𝑷 = 𝒎𝒈.
On obtient alors
la relation :
ma(t)=mg
Ce qui équivaut à :
a(t)=g
L’accélération est donc constante.
Or, on sait que l’accélération est la dérivée de la
vitesse par rapport au temps, c’est-à-dire : a(t)=v′(t)
Donc : v′(t)=g
C’est ici que l’on se sert des primitives pour résoudre l’équation différentielle.
Soit f une fonction définit sur un intervalle i, on dit que F est une primitive de f sur i si
quelque soit x appartenant à i, la dérivée de F(x) vaut f(x).
On obtient :
𝒗(𝒕) = 𝒈𝒕 + 𝒗𝟎
Où 𝑣0représente la vitesse initiale de l’objet au moment où la chute commence.
Pour un mouvement rectiligne décrit en fonction du temps t par la fonction x(t), la vitesse
instantané de l’objet est donnée par la dérivée de la position, on a :
𝒙′ (𝒕) = 𝒗(𝒕)
Ce qui permet d’obtenir l’expression de la position en fonction du temps :
𝒙(𝒕) =
𝟏 𝟐
𝒈𝒕 + 𝒗𝟎 𝒕 + 𝒙𝟎
𝟐
Ce modèle montre donc que, sans frottements, la vitesse augmente linéairement avec le
temps et devient de plus en plus grande au fur et à mesure de la chute.
Intuitivement, cela signifie que plus un objet tombe de haut, plus sa vitesse à l’impact est
élevée, et donc plus le choc est violent.
Cependant, ce raisonnement entre en contradiction avec les observations faites dans le cas
des chutes de chats.
En effet, l’étude vétérinaire montre que les chutes de moyenne hauteur
sont souvent plus dangereuses que les chutes très élevées.
Le modèle sans frottements ne permet donc pas d’expliquer le paradoxe observé.
Cela montre que cette modélisation est insuffisante, car elle néglige un élément essentiel :
l’action de l’air sur l’objet en chute.
Il est donc nécessaire d’améliorer le modèle en introduisant les frottements de l’air, ce que
nous allons faire dans la deuxième partie.
Transition :
Ainsi, le modèle sans frottements, bien que simple et efficace, ne permet pas d’expliquer le
paradoxe de la chute du chat.
Il est donc nécessaire d’introduire les frottements de l’air, ce qui
nous conduit à une nouvelle équation différentielle.
II.
Prise en compte des frottements de l’air
Dans une chute réelle, surtout quand la vitesse devient importante, l’air exerce une force de
résistance qui s’oppose au mouvement.
Cette force modifie l’évolution de la vitesse : c’est
précisément ce qui manque pour comprendre le paradoxe.
On conserve le même repère : un axe vertical orienté vers le bas, ce qui est pratique puisque le
mouvement du chat est globalement vertical.
Deux forces principales s’exercent alors sur le corps en chute :
⃗ = 𝒎𝒈
⃗⃗ , dirigé vers le bas
-Le poids : ⃗𝑷
-La force de frottement de l’air : elle est dirigée vers le haut, car elle s’oppose au
mouvement
On suppose que la force de frottement....
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