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Gabon (1989-1990)

Publié le 15/09/2020

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« Gabon 1989-1990 Depuis le contre-choc pétrolier de 1986, le Gabon a vu se tarir ses recettes pétrolières.

Les problèmes économiques ont fait place à une tension politique grandissante.

En 1990, avec une violence allant crescendo, la démocratie a frappé ses trois coups d'entrée en scène au Gabon.

Mais en intervenant - après la remise en selle du président Léon Mba en 1964 - l'armée française a sauvé le régime d'Omar Bongo. Sous la pression des manifestations populaires du 17 janvier et du 25 février 1990, le président gabonais avait convoqué une "Conférence nationale" et concédé la dissolution du parti unique, l'instauration du multipartisme et la nomination d'un "gouvernement de transition".

22 des 28 ministres sortaient des rangs du Parti démocratique gabonais, l'ancienne formation unique dont le sigle - PDG - résumait parfaitement la dévotion au chef de l'État.

Celui-ci, en reprenant à son compte les "suggestions" de la Conférence nationale, avait préservé l'essentiel de son pouvoir. Lorsque, le 23 mai 1990, l'un des protagonistes de l'opposition qui avait dénoncé cette "récupération", le secrétaire général du Parti gabonais du progrès (PGP), Joseph Rendjambé, fut trouvé mort dans des circonstances suspectes, la population de la capitale est descendue spontanément dans la rue.

L'éruption contestataire à Libreville, accompagnée de pillages et d'incendies, a été suivie d'une insurrection à Port-Gentil.

Base à terre de l'exploitation pétrolière et fief traditionnel des Myéné, l'ethnie aliénée du pouvoir, Port-Gentil explose de contradictions.

La prise d'otage d'un vice-consul, puis de huit cadres d'Elf-Gabon a justifié l'envoi par les autorités françaises, le 24 mai 1990, de renforts militaires "pour protéger la vie des ressortissants français". Plusieurs milliers d'entre eux ont été évacués.

Sommée par le président O.

Bongo de reprendre ses activités, Elf a rouvert le robinet pétrolier.

L'état de siège décrété, l'armée gabonaise a rétabli l'ordre à Port-Gentil au prix de plusieurs morts et de nombreux blessés.. »

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