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Cours de philo l’homme est-il un animal religieux

Publié le 07/05/2026

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« VII) L’homme est-il un animal religieux ? La religion La religion est une activité humaine qui consiste à rendre un culte à une / des divinité(s). Dans toutes les religions, il y a des récits, des traditions que l’on se transmet, et des rituels qui vont définir le rapport entre le croyant et le divin.

Il y a un aspect subjectif qu’on appelle la foi et un aspect objectif qui correspond aux rites et aux cérémonies auxquelles on participe. L’étymologie du mot religion est double, dans les deux cas elle vient du latin : - « Religare » = relier, la religion crée des liens entre les croyants donc elle crée une alliance entre eux.

On parle alors d’une communauté religieuse. - « Relegere » = recueillir, le croyant recueille une tradition qu’il fait sienne et qu’il va transmettre.

Au sens pronominal le croyant se recueille, il prie et médite pour accueillir le divin. Il faut distinguer : → « Croire que » : avis personnel, opinion sans preuve, sur un plan intellectuel « croire que » est perçu comme de la paresse, ≠ savoir → « Croire à / Croire en » : c’est adhérer à une pensée sans preuve mais avoir une conviction personnelle basée sur un sentiment et repose sur des écrits dans lesquels se trouvent des vérités religieuses.

C’est en permanence surmonter ses doutes et faire preuve de courage. Si la philosophie s’intéresse à la religion c’est qu’elle s’intéresse au sens que peut avoir la religion pour l’homme.

La religion est une activité universelle.

Dans toutes les religions il y une séparation entre le monde profane (non-croyant) et le monde sacré.

Le monde profane c’est le monde ordinaire, le monde sacré pour le croyant est ce qui l’attire et ce qui l’effraie car il lui est interdit de le profaner.

Le monde sacré est constitué d’objet de culte (calices, croix), il est constitué de lieu qui ont été consacrés (églises), de dates dans le calendrier (pâques), de personnes (évêques).

Quand un objet passe du monde profane au monde sacré, l’attitude des croyants à son égard va changer. 1.

La raison s’oppose-t-elle à la fois ? A partir du Moyen-Age, des philosophes ont tenté d démontrer l’existence de Dieu, c’était le moment où la raison essayait de se réconcilier avec la fois. a) L’argument ontologique « Ontos » en grec = l’être, la définition.

Au XIe siècle, Anselme de Cantorbéry est à l’origine de cet argument.

Il ne s’adresse qu’aux croyants. Démonstrations : → Pour les croyants Dieu est un être parfait → Un être parfait possède toutes les qualités → Donc Dieu existe sinon il serait imparfait Au XVIIIe siècle Kant a montré les limites de cet argument.

Il a montré que l’on ne peut jamais démontrer l’existence de quoi que ce soit à partir d’une définition / idée.

Il avait pris l’exemple d’un billet de banque : ce n’est pas parce qu’on a l’idée d’un billet de banque qu’il est dans notre poche.

Pour les croyants Dieu est ce qu’on appelle un postulat (idée que l’on pose sans pouvoir la démontrer).

Kant disait que Dieu est totalement inaccessible à tout résonnement humain : c’est ce que l’on appelle un « noumène » (≠ « phénomène »). b) L’argument cosmologique Dans cet argument on se place sur l’existence du monde et on aboutit à l’idée que Dieu existe. Quand on étudie la nature, on est toujours stupéfait par l’harmonie des lois, de l’agencement de la nature et l’homme ne peut pas penser que cela est le fruit du hasard.

L’homme alors se dit qu’il doit y avoir une Intelligence qui a voulu que ce soit ainsi.

Pour les croyants cette Intelligence est Dieu, d’où la perfection de la nature est signe et manifestation de la perfection divine.

Donc l’idée derrière et que tout poursuit un but. Au XIXe siècle Darwin a montré les limites de cette démonstration avec son concept de la sélection naturelle.

Il a démontré que certaines petites modifications de l’organisme pouvaient permettre à une espèce de survivre et donc d’évoluer au cours du temps.

Mais ce qui en moment donné peut être un avantage pour une espèce peut se révéler être un désavantage dans d’autre situations.

L’évolutionnisme s’oppose au créationnisme qui est une position religieuse qui pense que toutes les espèces sont sorties tel quel des mains du créateur. Un agnostique est un sceptique dans le domaine religieux. Dossier « La Bible contre Darwin » c) Le fidéisme C’est une position philosophique qui consiste a pensé que la raison humaine est incapable de prouver l’existence de Dieu.

Donc croire en Dieu cela touche notre cœur et non notre raison. Le pari de Pascal (XVIIe siècle) : → Ce n’est pas parce que la raison ne peut pas prouver Dieu que pour autant la croyance religieuse est injustifiée. → La raison est le domaine de la certitude → La croyance est le domaine de l’incertitude → La foi est un pari, c’est faire le pari que Dieu existe sans en avoir de preuve Dieu est Je parie qu’il existe Gain Je parie qu’il n’existe pas Perte Dieu n’est pas Ni perte Ni gain Ni perte Ni gain L’athée n’est pas celui qui ne croit en rien, il croit que Dieu n’existe pas. Selon Pascal dans le domaine de la croyance « on est tous embarqués » c’est-à-dire qu’il est dans notre impératif de choisir, on doit tous se positionner.

Mais dans la logique du jeu il y a beaucoup plus à gagner qu’à perdre en pariant pour Dieu.

D’où cela invité les non-croyants a misé pour l’existence de Dieu. Si comme Pascal le pense la foi est un pari au fond celui qui pari pour Dieu fait le pari du bonheur, certains pourrait critiquer cette vision des choses en disant que le croyant fait le pari du bonheur parce qu’il craint d’être malheureux.

D’où la foi ne serait peut-être que de la superstition.

La superstition est.... »

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