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commentaire de texte Bergson

Publié le 18/05/2022

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bergson

« Explication de texte : extrait Le Rire, Bergson Le texte étudié est un extrait de l’œuvre Le Rire, écrit par le philosophe Henri Bergson et publié en 1940.

Nous lui devons de nombreuses œuvres, comme Essai sur les données immédiates de la conscience, publié en 1889.

L’auteur se questionne dans cet extrait sur les rôles du langage et les problèmes que ce dernier peut engendrer.

Dans ce texte, nous entendrons langage comme un système de signes qui permet l’expression ou la communication.

Bergson insiste ici sur l’impossibilité du langage à concilier la communication qui elle, renvoie à l’origine sociale du langage et est naturellement fonctionnelle, utilitaire et pragmatique et, l’expression, qui est quant à elle personnelle et saisit pour soi et de manière originale la réalité extérieure, tout comme notre réalité intérieure.

Ainsi, le philosophe nous dévoile sa pensée : le langage, qui utilise des catégories ou « étiquettes », ne nous permet de saisir ni les choses singulières extérieures, ni nos propres sentiments.

Il nous condamnerait donc à l’impersonnalité.

Nous pouvons ainsi nous questionner :le langage, impersonnel selon Bergson, peut-il faire obstacle à la connaissance? Pour répondre à cela, nous nous attacherons dans un premier temps à repérer les éléments qui nous prouvent que le langage ne nous permet de juger que l’extérieur des choses, puis nous verrons pourquoi il ne peut pas non plus exprimer nos sentiments et, enfin, la recherche de l’homme qui s’arrête aux généralités lorsqu’il se doit d’ouvrir son esprit. Dans un premier temps, nous pouvons affirmer que le langage ne nous permet de juger que l’extérieur des choses.

En effet, Bergson décrit le langage comme une série d’ « étiquettes », ligne 3, que nous attribuons aux choses.

Ces étiquettes nous font rester à la « surface » de la chose, sans que l’on attache une grande importance à son aspect intérieur. La métaphore utilisée par l’auteur, soit celle de l’étiquette, nous aide à comprendre pourquoi, nous ne pouvons juger que l’extérieur des choses.

Effectivement, une étiquette au sens pratique est un morceau de papier collant, donnant les caractéristiques de l’objet.

Par exemple, une étiquette indiquant « confiture d’oranges » sur un pot en verre nous donne des informations utiles sur l’objet.

Mais, au sens métaphorique, l’étiquette est considérée comme un préjugé.

C’est-à-dire que nous ne voyons que les caractéristiques utiles de la chose pour nous, sans qu’elle ne nous révèle sa nature.

Nous ne voyons donc que son étiquette.

Bergson nous fait donc comprendre que nous n’essayons même pas de comprendre les choses, nous nous basons uniquement sur leur caractéristiques utilitaires et leur aspect impersonnel. L’auteur nous annonce également que cette caractéristique, de ne retenir que l’aspect utilitaire des choses, nous provient d’un besoin, comme il le souligne ligne 6.

En effet, plus le temps passe, plus le langage s’enrichit, car nous avons besoin de plus de mots afin de nous exprimer.

C’est donc le besoin des hommes, augmenté au travers du langage, qui fait que nous nous attardons uniquement sur les « étiquettes ». De plus, nous pouvons noter que c’est la nature de toute langue de catégoriser les choses. Effectivement, chaque chose est caractérisé, englobé dans une catégorie.

C’est ce que Bergson appelle « genres », ligne 4.

Mais ce genre peut parfois être imprécis ou trop vague, car même s’il rassemble des ayant les mêmes caractéristiques extérieures, ces dernières peuvent différer à l’intérieur.

Par exemple, le mot « vêtement » relève une importante catégorie de mots, avec « jupe », « pull », « pantalon »… Toutes ces idées continuent également ligne 5, où l’auteur affirme que le mot « s’insinue » entre nous et les caractéristiques utilitaires du langage.

Nous comprenons ainsi que les mots. »

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