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Chapitre 2 : Des métropoles inégales et en mutation, histoire-géo

Publié le 17/02/2026

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« Chapitre 2 : Des métropoles inégales et en mutation : ETUDES DE CAS : Les métropoles concentrent toujours plus de richesses à l'échelle mondiale.

Ces richesses attirent des populations pauvres qui espèrent y trouver un emploi et une vie meilleure.

Les inégalités tendent donc à s'accroître dans les métropoles entre riches et pauvres, notamment dans le Sud même si les métropoles du Nord restent fortement inégalitaires. Mumbai est une métropole indienne fragmentée, en effet ; plus de 50% de la population (18 millions d’habitants) vit des bidonvilles, appelées « slums ».

Ceux-ci sont particulièrement rependus dans les régions de Bhandup et Gatkopar.

Kaula Bandar est un slum non reconnu par la municipalité de Mumbai, ce qui signifie que ses habitants ne peuvent faire reconnaitre la propriété de leur logement, ni avoir accès aux réseaux d’eau potable publics. En contraste avec cette réalité de pauvreté, les quartiers riches fleurissent : Bandra est souvent comparé à un quartier du centre de New York.

C’est un quartier chic peuple des stars de Bollywood et d’hommes d’affaires.

Il se trouve proche du Bandra Kurla Complex (BKC), nouveau centre financier de la ville.

C’est cependant seulement il y a une vingtaine d’années qu’à réellement commencé la gloire de Bandra : Le Bandra-Worli Sea Link (Pont routier qui lie Bandra à Worli, quartier d’affaires.), qui est apparu en 2009, a accéléré les déplacements à partir du Worli et contribué au phénomène.

Le développement du BKC, à l’est a poussé de nombreux cadres de la finance à s’y installer. Ainsi, pour lutter contre les inégalités au sein de la ville et gentrifier des quartiers pauvres, des projets à l’initiative des citoyens se développent.

Dharavi est le plus grand slum de Mumbai, à la suite du film Slumdog Millionnaire, le collectif Urbz lance le projet « Design comes as we build » qui a pour but de refaçonner le quartier en faveur des habitants.

Les maquettes sont alors exposées à Rome et Amsterdam.

Le gouvernement métropolitain souhaite cependant une rénovation urbaine, qui rencontre une vive contestation des habitants. Lagos est la capitale économique du Nigeria, un des états les plus dynamiques d’Afrique, continent en pleine croissance économique.

Cependant l’urbanisation y est non contrôlée, ce qui aboutit à 70% de la population vivant dans un bidonville. Le Nigeria est devenu un état fédéral seulement en 1967, alors qu’il était jusqu’à une colonie britannique.

A partir de la croissance urbaine à Lagos ne freinait plus : de 1 million d’habitants à une vingtaine actuellement. « Chaque année, c'est l'équivalent de deux fois la métropole de Toulouse qui arrive à Lagos », explique Guillaume Josse, géographe. Lagos présente deux visages, fort contrastés.

D'un côté, le poumon économique du plus gros PIB d'Afrique.

D'un autre côté, Lagos et ses slums sous et mal équipés, construits pour la plupart sur des marécages, rassemblant plus de 12 millions d'habitants.

Ces zones humides représentent 78 % de la surface de l'État de Lagos.

Bien que souvent inconstructibles, elles sont très densément peuplées.

La première des priorités est la mise en place d'un système efficace de drainage, sans lequel aucun développement n'est possible.

Les fonds manquent cependant bien que des campagnes comme TaxDidIt sont lancées, notamment pour améliorer les routes grâce aux taxes des habitants. Comment l’action du gouvernement est souvent absente : par exemple, la collecte des déchets ne se fait que dans des zones riches, des.... »

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