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Afghanistan (2000 - 2001): Nouveaux exodes de population

Publié le 10/09/2020

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« Afghanistan 2000-2001 Nouveaux exodes de population Le 6 septembre 2000, les taliban (fondamentalistes d'ethnie pachtoune) se sont emparés de Taloqan, la "capitale" de l'Alliance du Nord, menée par le commandant Ahmed Shah Massoud.

Des troupes régulières pakistanaises auraient, pour la première fois, participé directement aux combats.

Cette défaite pour l'opposition du Nord, ainsi que l'implication croissante du Pakistan ont entraîné une réaction de l'Inde, de l'Iran et de l'URSS qui ont accordé une aide militaire à A.

S.

Massoud (hélicoptères de transport de troupes).

Mais, malgré plusieurs offensives, ce dernier a échoué à reprendre Taloqan.

Ses alliés hazaras, menés par le Hizb-i-Wahdat de Karim Khallili, ont obtenu quelques succès dans le Hazarajat, situé au centre du pays (prise de Yakaolang et de Bamyan fin 2000), mais le terrain gagné a été reconquis début 2001 par les taliban et leurs alliés locaux, qui ont commis, au cours de l'hiver 2000-2001, de nouveaux massacres de populations civiles. Ces combats ont entraîné un nouvel exode de réfugiés afghans.

Dans le Nord, des dizaines de milliers de réfugiés se sont retrouvés "coincés" à la frontière avec le Tadjikistan, qui leur refusait l'entrée, tandis que le HCR (Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés) les considérait soit comme des combattants soit comme des réfugiés économiques, ce qui empêchait toute intervention.

Au Pakistan, les réfugiés du Nord étaient entassés dans le camp de Jelozay (Province de la frontière du Nord-Ouest), dans des conditions très précaires.

À l'ouest de l'Afghanistan, la fuite de réfugiés hazaras a coïncidé avec le renvoi par Téhéran, en plusieurs étapes tout au long de 2000, de dizaines de milliers de réfugiés passés en Iran, et y vivant parfois depuis des années dans des camps provisoires autour de la ville de Hérat.

Un hiver particulièrement froid a provoqué d'importantes pertes humaines.

Pour aggraver le tout, une sécheresse persistante (1999-2000) a touché le sud du pays, mettant à mal, entre autres, la timide reprise du nomadisme. Dans tous les scénarios, l'hiver 2000-2001 annonçait l'une des pires catastrophes humanitaires que l'Afghanistan ait connues depuis l'invasion soviétique en 1979. Soutenus par le Pakistan, les taliban ont entrepris une offensive diplomatique, à l'occasion de l'Assemblée générale de l'ONU en octobre 2000, pour être reconnus par l'organisation.

Ils ont proposé de faire juger Oussama ben Laden, militant islamiste radical réfugié en Afghanistan, accusé des attentats contre les ambassades américaines en Afrique de l'Est (Kénya et Tanzanie) en 1998, par un tribunal islamique basé en Europe.

À l'automne 2000, le chef charismatique des taliban Mollah Omar proclamait l'interdiction de la culture du pavot.

La chute des exportations qui s'est ensuivie pouvait cependant aussi être attribuée à la sécheresse.

Les taliban n'ont pas remis en cause la présence des ONG et des agences de l'ONU.

La pression étrangère s'est, elle aussi, faite moins forte sur la situation des femmes, les minorités ethniques et les droits de l'homme, la plupart des humanitaires travaillant en Afghanistan prônant une approche pragmatique.

À l'automne 2000, l'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU, Francisc Vendrell, a entrepris de nouvelles démarches pour aboutir à une solution politique. Mais l'attentat commis le 13 octobre 2000 au Yémen contre le croiseur américain USS Cole et attribué aux réseaux d'Oussama ben Laden a entraîné une ferme réaction des États-Unis.

En décembre 2000, le Conseil de sécurité de l'ONU décidait d'adopter des sanctions contre les taliban s'ils ne mettaient pas fin à leur soutien au "terrorisme international", c'est-à-dire à la présence d'Oussama ben Laden sur leur territoire.

Mise en œuvre fin janvier 2001, la résolution. »

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