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À 22 km au nord-est d'AvranchesDes notes qui vont s'envolerdans les quatre continentsDepuis le Moyen Âge, la petite villede Villedieu-les-Poêles, dans lebocage normand, s'est fait une spécialité du travail du cuivre.

Publié le 22/05/2020

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Ci-dessous un extrait traitant le sujet : À 22 km au nord-est d'AvranchesDes notes qui vont s'envolerdans les quatre continentsDepuis le Moyen Âge, la petite villede Villedieu-les-Poêles, dans lebocage normand, s'est fait une spécialité du travail du cuivre. Ce document contient 464 mots soit 1 pages. Pour le télécharger en entier, envoyez-nous un de vos documents grâce à notre système gratuit d’échange de ressources numériques. Cette aide totalement rédigée en format pdf sera utile aux lycéens ou étudiants ayant un devoir à réaliser ou une leçon à approfondir en Divers.

« 1 / 2 Des notes qui vont s'envoler dans les quatre continents Depuis le Moyen Âge, la petite ville de Villedieu-les-Poêles, dans le bocage normand, s'est fait une spécia­ lité du travail du cuivre.

Vous décou­ vrirez, au musée de la Poeslerie, toute l'histoire de cette tradition.

Mais parallèlement à cet ancien artisanat maintenant industrialisé, un autre métier se perpétue dans cette même cité depuis des siècles: celui de fon­ deur de cloches.

(Visiteurs admis certains jours.) Les hospitaliers de Saint-Jean-de­ Jérusalem, prédécesseurs des cheva­ liers de l'ordre de Malte, s'établirent à Villedieu au xi° s., et c'est à eux que l'on doit l'installation de la première fonderie.

Depuis cette époque, le mode de fabrication des cloches n'a guère varié.

Il s'agit tout d'abord de préparer le moule, opération qui s'effectue, à l'aide d'un gabarit en hêtre, dans une fosse profonde.

Ce moule, en argile, se compose de trois parties distinctes : le noyau, la fausse cloche et la chape; l'argile est addi­ tionnée de sable et d'une bourre animale ou végétale (étoupe, crin, poil.

..

) qui fait office de liant.

Le profil du gabarit est d'une extrême importance, car c'est de sa courbure que dépend la tonalité de la cloche, c'est-à-dire la pureté de la note fonda­ mentale et des harmoniques qui lui répondent.

Quand le moule est bien sec, la fausse cloche est brisée: il subsiste donc, entre chape et noyau, Photo Cornille Havard/Pix : Fondeur de cloches Texte Étienne Leyris À 22 km au nord-est d'Avranches un espace dans lequel sera déversé le bronze en fusion.

Avant la coulée, deux opérations sont encore nécessai­ res: l'adjonction du moule de la tête d'anse, par lequel le métal pénétrera jusqu'au vide résultant de la destruc­ tion de la fausse cloche, et le comble­ ment de la fosse avec de la terre de manière à bloquer l'ensemble du dispositif et à éviter son explosion au moment de la coulée.

Vient alors le moment le plus émouvant -même s'il ne dure que quelques minutes: le métal, en fusion dans le four, est déversé dans les canaux qui le condui­ sent jusqu'au trou de coulée au som­ met du moule.

Durant toute la coulée, des gaz s'échappent en longues flam­ mes bleues des évents prévus à cet effet sur le haut du moule de la tête d'anse.

Après refroidissement restent encore les opérations de nettoyage, d'ébarbage et de polissage.

La cloche est née.

Elle est prête pour aller rejoindre, en France ou à l'autre bout du monde, le clocher auquel elle prêtera sa voix.

Le bronze, ou airain -----­ C'est un alliage de cuivre et d'étain à forte proportion de cuivre.

Le bronze utilisé à Villedieu est composé de 78 % de cuivre rouge et de 22 % d'étain pur.

Ces proportions assurent un faible amortissement des vibrations et donc une grande permanence du son.

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