Paul Éluard: L'objectivité poétique (poème lu)
Tant de rêves en l'air
Tant de fenêtres en boutons
Tant de femmes en herbe
Tant de trésors enfants
Et la justice enceinte
Des plus tendres merveilles
Des plus pures raisons
Et pourtant
Les heureux dans ce monde font un bruit de fléau
Des rires à perdre la tête
Des sanglots à perdre la vie
Les yeux la bouche comme des rides
Partout des taches de vertu
Partout des ombres à midi.
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