PAUL
• ANTIQUITÉ • SAINT • PAPES • RUSSIE ANTIQUITÉ PAUL ÉMILE, Lucius Aemilius Paullus ou Paulus († Cannes, 216 av. J.-C.). Consul en 219, il obtint le triomphe après sa victoire sur les Illyriens. De nouveau consul en 216 avec Varron, il fut tué à la bataille de Cannes. PAUL ÉMILE le Macédonique, Lucius Aemilius Paullus ou Paulus Macedonicus (* 227, † 160 av. J.-C.). Homme politique romain, fils de Paul Émile, Lucius Aemilius Paullus, proconsul en Espagne ultérieure (191/189), il devint consul en 182 et élimina les pirates de la Ligurie. Consul de nouveau en 168, il fut chargé de la guerre contre Persée, qu'il battit à Pydna ; il s'empara de la Macédoine, où il fit un immense butin, et captura Persée lui-même à Samothrace. À son retour, il célébra son triomphe, qui dura trois jours. Un de ses fils, adopté par le fils du grand Scipion (l'Africain), est connu sous le nom de Scipion Émilien. SAINT PAUL saint, dit l'Apôtre des gentils (* Tarse, Cilicie, entre 5 et 15, † Rome, 67). Apôtre. Connu d'abord sous le nom de Saül, cet intellectuel de religion juive, citoyen romain, se montra d'abord hostile aux disciples de Jésus, jusqu'à sa conversion après une illumination sur le chemin de Damas. Baptisé vers 32, il accomplit des voyages missionnaires, évangélisa l'Asie Mineure (44/47), la Macédoine et la Grèce (50/52) et y fonda des communautés ; la correspondance apostolique qu'il leur adressa constitue ses Épîtres, dont celle aux Galates, où il opposa l'universalité du salut chrétien au particularisme judaïque, qu'il combattit constamment. Arrêté en 58 à Jérusalem, il fut transféré à Rome en 60, où il put continuer son apostolat. Arrêté de nouveau en 66, il fut décapité. PAPES PAUL III, Alessandro Farnese (* Canino, févr. 1468, † Rome, 10.XI.1549). Pape (1534/49). Après une existence parfaitement laïque, il fut fait cardinal-diacre par Alexandre VI (1493) puis élu pape à l'âge de soixante-sept ans, à la mort de Clément VII. Ce prince de la Renaissance, mécène et protecteur des arts qui fit exécuter par Michel-Ange les fresques de la chapelle Sixtine et qui pratiqua le népotisme, fut aussi le premier des papes de la Réforme catholique du XVIe s. (concile de Trente, 1545/63) ; il encouragea les nouveaux ordres religieux, soutint la création de l'ordre des Jésuites (v.) et réorganisa l'Inquisition (1542). Son intransigeance contribua au schisme anglican (excommunication d'Henri VIII d'Angleterre, 1538) et encouragea Charles Quint dans la guerre contre les protestants d'Allemagne. PAUL VI, Giovanni Battista Montini (* Concesio, près de Brescia, 26.IX.1897, † Castel Gandolfo, 6.VIII.1978). Pape (1963/78). Voir ÉGLISE CATHOLIQUE. RUSSIE PAUL Ier Petrovitch (* Saint-Pétersbourg, 1er.X. 1754, † Saint-Pétersbourg, 23/24.III.1801). Empereur de Russie (1796/1801). Second fils de Pierre III et de Catherine II, qui songea à l'écarter de la succession au profit de son fils, le futur Alexandre Ier. Admirateur passionné de Frédéric le Grand, épris de discipline prussienne, le grand-duc Paul souffrit de voir la Russie se rapprocher de l'Autriche (1780), et s'indignait de la vie privée scandaleuse de sa mère. Aussitôt monté sur le trône, il chassa les favoris de Catherine II, et fit rendre les honneurs funèbres à son père assassiné. Prenant le contre-pied de la politique maternelle, il voulut instituer une sorte d'autocratie appuyée sur le peuple contre la noblesse, admit les serfs à prêter le serment de fidélité, réduisit les corvées à trois jours par semaine (1797) et rétablit les peines corporelles pour les nobles. Mais ce n'était que velléités, qui n'entraient dans aucune grande conception de l'État et que démentaient d'ailleurs les distributions de terres et de serfs que le tsar faisait à ses favoris. Sa politique étrangère fut encore plus incohérente : se posant en champion de la légitimité, Paul Ier se fit le chef de la deuxième coalition contre la France révolutionnaire et se proclama pompeusement grand maître de l'ordre de Malte. Mais bientôt, il s'engoua de Bonaparte, forma contre l'Angleterre une ligue des Neutres au nom de la liberté des mers, envoya des troupes vers l'Inde : cette politique antibritannique n'eut d'autre résultat que de provoquer en Russie une crise économique qui fut à l'origine du complot formé par des familiers du tsar, Panine, le comte Pahlen, Bennigsen, avec la complicité de son fils : dans la nuit du 23 au 24 mars 1801, Paul Ier fut étranglé dans sa chambre, et son fils, Alexandre, lui succéda.
Paul II, Pietro Barbo (Venise 1417-Rome 1471); pape [1464-1471].
Patricien vénitien, neveu d’Eugène IV, P. est promu par son oncle, jusqu’à sa création cardinalice en 1440. Un peu en retrait sous le pontificat de Pie II, il est élu pape le 30 août 1464 (consacré le 16 sept.). Il devient rapidement un pape controversé, critiqué par les cercles humanistes qu’il a contrecarrés, critiqué pour sa fastueuse politique monumentale. Le grand échec du pontificat est l’impossibilité à mettre sur pied une croisade efficace contre la progression turque. Fléchissant d’abord devant la coalition des Vénitiens, des Hongrois de Mathias Corvin et des Albanais de Skanderberg, qui reprennent le Péloponnèse et la Macédoine, les Turcs se ressaisissent et obtiennent un succès retentissant en faisant tomber l’île de Nègrepont, jusque-là vénitienne (1470), alors que les États italiens n’appuient que mollement l’initiative pontificale. Ce n’est pas à dire que P. n’ait été un savant diplomate. Entretenant d’excellents rapports avec l’empereur Frédéric III, il sait flatter le roi de France Louis XI en lui décernant officiellement le titre de « roi Très Chrétien ». Il renforce le pouvoir pontifical sur Rome, (où il institue trois Conservateurs) et les États pontificaux. Mais quand il meurt, le 26 juillet 1471, aucun des grands problèmes de l’Eglise catholique n’est résolu, à commencer par la lancinante question de sa réforme.
Paul III, Farnese Alessandro (Canino 1468-Rome 1549) ; pape [1534-1549].
Issu d’une des plus grandes familles de Rome, cardinal dès l’âge de vingt-cinq ans et titulaire de plusieurs bénéfices ecclésiastiques, le futur P. n’est ordonné prêtre qu’en 1519. Il devient sous Léon X doyen du Sacré Collège, avant d’accéder le 13 octobre 1534 au pontificat. Mécène fastueux qui appelle Michel-Ange à poursuivre la réalisation de Saint-Pierre, P. partage avec bien des prélats le goût du luxe et des plaisirs, et la pratique d’un népotisme sans vergogne. Il n’en est pas moins, face aux progrès de la Réforme protestante, l’artisan d’un ressaisissement intérieur de l'Église. Le nouveau pape renouvelle profondément le collège des cardinaux, en y appelant des hommes connus pour leur vertu et leur rigueur, et appuie la naissance d’ordres religieux nouveaux dont (en 1540) la Compagnie de Jésus. Parallèlement, il réorganise en 1542 l’inquisition romaine, publie le premier Index et crée le Saint-Office, chargé de veiller à l’intégrité de la foi. Il entreprend enfin, par une bulle de 1536, de réunir le concile de Trente dont les travaux, ouverts neuf ans plus tard, fournissent les fondements théologiques de la Réforme catholique et les principes d’une restauration de la discipline du clergé. Une communauté d’intérêts n’empêche pas des tensions avec Charles Quint, qui applique au traitement du luthéranisme allemand sa propre démarche et accepte mal le transfert du concile en mars 1547 de Trente, terre d’Empire, à Bologne. En septembre 1549, P. proroge sine die le concile, qui ne reprendra qu’en 1562.
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