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PACTE GERMANO-SOVIÉTIQUE

PACTE GERMANO-SOVIÉTIQUE La signature à Moscou, le 23 août 1939, par les ministres des Affaires étrangères allemand et soviétique, Joachim von Ribbentrop (1893-1946) et Viacheslav Molotov (1890-1986), du « pacte germano-soviétique de non-agression » est un coup de tonnerre dans une Europe que Hitler vient de précipiter dans la Seconde Guerre mondiale. Les deux parties ne se sont pas contentées d’une déclaration formelle ; un additif secret précise la nouvelle ligne de partage des zones d’influence des deux puissances. Elle passe par la frontière septentrionale de la Lituanie. Le sort des États baltes, ainsi que celui de la Pologne, dont l’existence même est remise en cause par le protocole, est ainsi laissé à la discrétion du Kremlin, qui obtient également un blanc-seing allemand en Bessarabie (Roumanie). En juin 1940, après 22 ans d’indépendance, les États baltes sont occupées par l’Armée rouge, puis annexées à l’URSS. Le 2 août, la Bessarabie est intégrée dans la nouvelle RSS (république socialiste soviétique) de Moldavie. Le pacte, déclare V. Molotov, « met un terme à l’animosité qui régnait entre les deux pays ». En fait, moins d’un an après les accords de Munich, alors que l’armée est sortie exsangue et désorganisée des purges de la Grande Terreur, Staline veut gagner du temps, tandis que Hitler préfère concentrer ses forces sur le front occidental. Pacte de non-agression signé à Moscou le 23 août 1939 entre l'Allemagne hitlérienne et l'URSS. Conclu pour une durée de dix ans, il était accompagné d'un protocole secret délimitant les zones d'influence des deux États en Europe orientale. Donnant à l'Allemagne l'avantage de n'avoir à combattre que sur le front occidental, le pacte germano-soviétique permit également à l'URSS de s'assurer de solides positions en Pologne et dans les pays Baltes et d'obtenir un répit de près de deux ans avant de faire face à l'attaque hitlérienne.


GERMANO-SOVIÉTIQUE (Pacte, 23 août 1939). Pacte de non-agression conclu entre l'Allemagne de Hitler et l'URSS de Staline et signé à Moscou par Ribbentrop et Molotov. Il était accompagné d'un protocole secret prévoyant l'établissement de zones d'influence soviétique (Finlande, Estonie, Lettonie, Bessarabie, Pologne orientale) et allemande (Pologne occidentale, Lituanie) en Europe de l'Est, et notamment le partage de la Pologne. Ce pacte stupéfia l'opinion internationale et posa de graves problèmes aux partis communistes européens, particulièrement au parti français. Voir Litvinov (Maksim), Communiste français (Parti), Guerre mondiale (Seconde).

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