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OLP (Organisation de libération de la Palestine.)

Ce mouvement, né en 1964, est rapidement contrôlé par Yasser Arafat. Son but est de mener la lutte contre l'État d'Israël et de provoquer sa disparition pour que naisse un État palestinien sur tout le territoire de la Palestine, partagé en 1947 [plan de partage de l'ONU]. L'OLP évolue vers l'action terroriste au niveau international pour faire connaître la cause palestinienne quelle juge abandonnée par les États arabes. Son influence est combattue au sein même des pays arabes où elle s'installe. La Jordanie, en 1970, organise même le massacre de nombreux Palestiniens soupçonnés de fomenter un coup d'État.   OLP L'Organisation de libération de la Palestine (OLP) est créée le 28 mai 1964 par la Ligue arabe à l’initiative du président égyptien, Gamal Abdel Nasser, qui craint d’être entraîné malgré lui par des groupes palestiniens incontrôlés dans une guerre contre Israël. Il place à la tête de l’organisation Ahmed Choukeiri, un orateur véhément et un mercenaire de la diplomatie. Le congrès fondateur, qui se tient à Jérusalem, adopte une charte d’orientation panarabe qui rejette l’existence d’Israël. D’autres mouvements se développent en parallèle, dont le Fatah qui se veut indépendant des pays arabes. Ce mouvement est le premier et le plus puissant de la résistance palestinienne. En décembre 1967, discrédité par ses appels à « jeter les Juifs à la mer » lors de la guerre des Six-Jours et lâché par son protecteur, A. Choukeiri démissionne. L’OLP s’affranchit de la tutelle égyptienne, durcit sa charte et intègre les groupes armés dissidents. Le chef du Fatah, Yasser Arafat, en prend la présidence en 1969. La centrale utilise le territoire jordanien pour lancer des attaques contre Israël. Faute de pouvoir imposer la discipline dans ses rangs, elle est entraînée par ses fractions les plus radicales dans une lutte sanglante avec la monarchie hachémite. En septembre 1970, ses troupes, mises en déroute par l’armée jordanienne, se replient sur le Liban. Ce « septembre noir » donne naissance à un groupe du même nom qui multiplie les attentats. À partir de 1974, l’OLP prend ses distances avec le terrorisme et lance une offensive diplomatique. Reconnue le 28 octobre 1974 par les pays arabes comme le « seul représentant légitime » du peuple palestinien, elle est admise un mois plus tard à l’ONU en qualité d’observateur. Elle devient l’un des principaux acteurs de la guerre civile libanaise qui éclate en 1975 et règne sur une partie du pays jusqu’à son expulsion de Beyrouth par l’armée israélienne en 1982. L'intifada (révolte des pierres), le soulèvement des Territoires occupés, l’oblige à chercher une solution politique. Le 15 novembre 1988, son parlement - le Conseil national palestinien - proclame l’État de Palestine et reconnaît indirectement l’existence d’Israël. Son engagement aux côtés de l’Irak pendant la crise qui conduit à la seconde guerre du Golfe de 1991 la pousse au bord de la faillite. Écartée du processus de paix, elle s’arrange pour bloquer les négociations et forcer Israël à entamer avec elle des pourparlers secrets qui déboucheront, le 13 septembre 1993, sur des accords, dits « accords d’Oslo ». Par la suite, elle a tendu à s’effacer devant le régime autonome mis en place en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, même si ce dernier était formellement placé sous son autorité particulière.



Articles où « FATAH (al-) » est cité : • ORGANISATION POUR LA LIBÉRATION DE LA PALESTINE (OLP): Mouvement de libération de la Palestine fondé par Yasser Arafat en 1959. Le Fatah commença ses actions à caractère terroriste contre Israël en 1965 et adhéra en 1968 à l'OLP (v.) dont il devint le bras armé et la plus importante composante. Chassé de Jordanie (v.) en septembre 1970 (Septembre noir), il s'établit au Liban qu'il quitta en 1982 à la suite de l'intervention d'Israël contre ce pays. Il se dispersa alors en Tunisie, en Algérie, en Irak et au Yémen. Le siège de l'organisation se trouve actuellement à Tunis.


OLP (Organisation de libération de la Palestine). Principale organisation de résistance palestinienne fondée en 1964 et regroupant El Fath (démocrate progressiste) et le FDPLP (Front démocratique et populaire de libération de la Palestine). Subventionnée dès sa création par la Ligue arabe, l'OLP est présidée depuis 1969 par Yasser Arafat. Jusqu'en 1982, l'OLP, conformément à sa charte, a privilégié la lutte armée, « seule voie permettant la libération de la Palestine », avec comme but la fin de l'État d'Israël. Ses actions, relevant du terrorisme, se sont exercées aussi bien en Israël (Lod) que dans les pays occidentaux (Munich). Sa cause ayant été considérablement ternie en Occident, Arafat tenta, à partir des années 70, une offensive diplomatique marquée par l'obtention du statut d'observateur à l'ONU pour l'OLP et l'ouverture de divers bureaux dans plusieurs pays d'Europe. En septembre 1982, pour la première fois, l'OLP a reconnu implicitement l'existence de l'Etat d'Israël (plan de Fès), et déclaré caduque sa charte (1989). Ces concessions ont permis d'entamer des relations officielles avec les États-Unis, auparavant impossibles. Les nouvelles orientations de l'OLP furent rejetées par un Front du refus, minoritaire, qui s'opposa à la politique d'Arafat et persista à souhaiter la fin de F État d'Israël (FPLP ou Front populaire de libération de la Palestine de Georges Habache). À partir de 1982, les organes directeurs de l'OLP ont été installés à Tunis. En 1993, Israël et l'OLP se sont reconnus mutuellement. L'accord de Washington, conclu la même année, prévoit l'autonomie des territoires occupés par Israël, appliquée d'abord à Gaza et à Jéricho. En 1994, cette autonomie a été étendue à l'ensemble de la Cisjordanie. La politique de l'OLP est aujourd'hui condamnée par des groupes palestiniens islamistes (le mouvement Ahmad et le djhad islamique). Voir Liban (Guerre du), Palestine, Septembre noir.

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