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Novotny, Antonin (Letnany 1904-Prague 1975) ; président tchécoslovaque [1957-1968].

Novotny, Antonin (Letnany 1904-Prague 1975) ; président tchécoslovaque [1957-1968].

Entré au parti communiste dès 1921, il parvient à gravir la hiérarchie de l'appareil à partir de 1929 et en 1937 il est secrétaire du parti communiste en Moravie. A Prague, il participe à la Résistance durant l'occupation allemande et est déporté en 1941 à Mathausen. En 1945, il réintègre le parti communiste et parvient au Comité central l'année suivante. Il profite des grandes purges de 1951 et 1952 qui voient disparaître la vieille génération du parti communiste tchécoslovaque (R. Slanski) pour cumuler les hautes fonctions et devient secrétaire du Comité central, puis premier secrétaire en 1953. Bien qu'ayant choisi le parti de Khrouchtchev, ce qui lui permet d'accéder à la présidence de la République en 1957, il refuse toute remise en cause de l'appareil stalinien et bloque toute velléité de réforme économique. Il affronte ainsi la nouvelle génération de dirigeants qui, comme A. Dubcek, profitent de la montée de la contestation chez les Slovaques et les étudiants pour s'affirmer. Après une tentative de coup de force, il démissionne en janvier 1968 de la direction du Parti, puis en avril de la présidence du pays. Exclu du Comité central, il ne le réintègre qu'après l'intervention soviétique d'août 1968 mais reste jusqu'à sa mort écarté des postes de responsabilité.

Bibliographie : P. Tigrid, Le Printemps de Prague, 1968 ; F. Fejto, Histoire des démocraties populaires, 2 vol., 1979 ; K. Kaplan, 1952, procès politiques à Prague, trad. M. Braud, 1980 ; A. Snejdrek et C. Mazurowa, La Nouvelle Europe centrale de 1939 à nos jours, 1985.

NOVOTNY, Antonin (Letnany, 1904-Prague, 1975). Homme politique tchécoslovaque. Membre du parti communiste dès sa fondation en 1921, déporté au camp de Mauthausen (1941-1945) par les nazis, il contribua, comme secrétaire du comité central (1951), à l'élimination de Slansky lors des purges staliniennes. Premier secrétaire du parti à la mort de Klement Gottwald (1953) et président de la République (1957), il s'efforça de freiner toute libéralisation du régime, suscitant une opposition grandissante au sein même du parti. Lors du « Printemps de Prague » (1968), il dut céder son poste de secrétaire du parti à Alexandre Dubcek (janvier 1968) puis la présidence de la République à Ludvik Svoboda.

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