L'Hôpital [L'Hospital], Michel de (Aigue-perse 1506-Bellebat, près d'Etampes, 1573)
L'Hôpital [L'Hospital], Michel de (Aigueperse 1506-Bellebat, près d'Etampes, 1573) ; chancelier de France qui tenta de sauvegarder le pouvoir royal avant et pendant les premières guerres de Religion.
Né en 1506 en Auvergne, L. appartient à un milieu de robins et d'intellectuels, ainsi qu'à la clientèle princière. Son père, Jean de L'Hôpital, était à la fois le médecin et l'intendant du dernier duc de Bourbon, Charles de Montpensier, connétable de France, et le suivit à Milan après son départ de France. L., qui a commencé ses études à Toulouse et les a poursuivies à Milan, peut, grâce à des protecteurs haut placés, rentrer en France. De 1537 à 1553, il est conseiller au Parlement de Paris, cumulant bientôt avec cet office celui de chancelier du duché de Berry que lui confie Marguerite de France, la fille de François Ier. Maître des requêtes de l'Hôtel en 1553, il devient ensuite premier président de la Chambre des comptes. Protégé par la famille de Guise, bien vu par le chancelier Olivier, il entre au Conseil privé après la mort d'Henri II (1559). La mort d'Olivier coïncidant avec la conjuration d'Amboise, Catherine de Médicis obtient de François II, son fils, qu'il désigne L. comme chancelier (avr. 1560). Fervent catholique, L. est hostile à la Réforme, mais convaincu que la seule répression serait inefficace. A la mort de François II (déc. 1560), il épaule Catherine de Médicis dans sa politique de recherche d'une réconciliation. A l'ouverture des états généraux d'Orléans (13 déc.), il affirme énergiquement les principes de l'absolutisme et, tout en condamnant les séditions protestantes, prêche la modération. Mais il se heurte aux députés qui refusent toute aide financière. En avril 1561 se forme le triumvirat catholique (François de Guise, Montmorency, Saint-André) qui déserte momentanément la cour, faisant peser sur la politique royale une menace permanente de surenchère. L. est alors contraint à des expédients provisoires. Il signe l'édit de juillet 1561, qui interdit aux protestants la liberté de culte mais confirme l'arrêt de la répression contre eux. S'il obtient du clergé à Poissy (21 sept.) l'octroi d'une aide financière importante, il assiste à l'échec du colloque de Poissy entre théologiens catholiques et réformés (sept.-oct.) ; par l'édit du 17 janvier 1562, il accorde aux huguenots une assez large liberté de culte. Après le massacre de Vassy, il ne peut empêcher le déroulement de la première guerre de Religion (mars 1562-mars 1563). La paix revenue, il s'efforce de renforcer le pouvoir royal. En février 1566, après avoir consulté des notables, il présente l'ordonnance de Moulins, qui limite les pouvoirs autonomes (parlements, villes, gouverneurs). Mais après l'initiative protestante qui ouvre la seconde guerre (sept. 1567), L. ne peut ni éviter la lutte, ni échapper aux responsabilités d'une politique que désavoue alors Catherine de Médicis. Deux mois après la paix de Longjumeau, il est disgracié (mai 1568). Il se retire dans ses terres, près d'Etampes, est un moment rappelé, en septembre 1568, lorsque Catherine hésite à reprendre la lutte contre les huguenots, mais n'est pas suivi dans ses conseils de négociations. Il quitte définitivement la cour et meurt en 1573.
Bibliographie : A. Buisson, Michel de L'Hospital, 1950 ; M. Pernot, Les Guerres de Religion en France, 1987 ; J. Garrisson, Guerre civile et compromis, 1559-1598, 1991.
L'HOSPITAL ou L'HOPITAL, Michel de (Aigueperse, v. 1504-Belesbat, 1573). Homme politique français. Chancelier de Catherine de Médicis, il échoua, malgré sa tolérance, dans sa politique d'apaisement entre catholiques et protestants. Après des études de droit à Padoue, il devint chancelier particulier de Marguerite de Navarre. Conseiller au Parlement, président de la Chambre des comptes puis chancelier de France (1560), il tenta aussi de poursuivre une politique d'apaisement en matière religieuse (colloque de Poissy, 1561) et, malgré l'opposition du Parlement, fit promulguer plusieurs édits accordant une liberté limitée aux protestants (édit de tolérance, 1562). Mais le massacre de Wassy, puis celui de la Saint-Barthélemy ruinèrent ses espérances. Si sa politique de conciliation avait échoué, Michel de L'Hospital avait néanmoins réussi une importante réorganisation administrative et judiciaire.
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