DISPARUS (Argentine)
Le terme « disparus » désigne à l’origine les personnes dont l’arrestation n’est pas reconnue par les autorités de la dernière dictature militaire en Argentine (1976-1983), empêchant de ce fait tout recours à la protection des tribunaux. La majorité de ces prisonniers politiques ont été exécutés après avoir été torturés, et les corps n’ont jamais été rendus à leurs proches. La Commission nationale sur la disparition de personnes a établi qu’il s’agissait bien d’une politique d’État visant autant à éliminer la « subversion » qu’à terroriser la population. Son rapport de 1984 a recensé 8 960 cas, auxquels se sont ajoutés près de 3 000 cas déclarés postérieurement. Selon les estimations les plus crédibles, les « disparus » argentins seraient au nombre d’environ 15 000. Le total des victimes, en incluant celles décédées lors de pseudo-affrontements avec les forces de l’ordre, est compris entre 20 000 et 30 000 personnes.
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