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COURBET (GUSTAVE)

Peintre français né à Ornans (Doubs) en 1819, mort à Tour-de-Peilz (Suisse) en 1877. Il s'affirma seul, en réaction contre l'école romantique, et se donna pour représentant attitré du réalisme. Ses compositions s'attachent aux faits et gestes quotidiens comme dans Les Casseurs de pierres (1849) ou L'Enterrement à Ornans. Elles provoquèrent de violentes critiques ; il en fut de même avec Les Demoiselles du village (1851) et Les Baigneuses dont la nudité non conformiste choqua. La célébrité lui sourit cependant, mais de l'étranger après le salon de 1866. Pendant la Commune, il fut accusé d'avoir fait abattre la colonne Vendôme. Arrêté, condamné, il dut payer le prix de sa réédification.

COURBET, Gustave (Ornans, 1819-La Tour-de-Peilz, Suisse, 1877). Peintre français. Ami de Baudelaire et de Proudhon, il fut le chef de file du réalisme. Fils de paysans aisés, il s'installa à Paris en 1839 afin de se consacrer à la peinture. Élève de l'Académie suisse, il copia aussi au Louvre les chefs-d'oeuvre de la peinture hollandaise, flamande et italienne des XVIe et XVIIe siècles, Théodore Géricault et Eugène Delacroix. Après la révolution de 1848, influencé par les idées socialistes, il s'orienta vers une conception de l'art plus populaire. Les oeuvres qu'il présenta désormais aux Salons furent l'objet de violentes polémiques car elles évoquaient une réalité quotidienne sans pittoresque ni sentiment, ce qui bouleversait les conceptions de la peinture de genre (L'Après-dîner à Ornans, 1849, Lille ; Les Casseurs de pierres, 1849 ; L'Enterrement à Ornans, 1850, Paris, Orsay). Refusé à l'Exposition universelle de 1855, considéré comme le chef de file de l'« école du laid », Courbet construisit son propre pavillon pour y exposer ses toiles, affirmant dans son catalogue sa volonté de « faire de l'art vivant ». Le public et la critique reçurent aussi mal les autres toiles qu'il envoya aux Salons (Les Demoiselles du village, 1851 ; Les Câbleuses de blé, 1854 ; Les Baigneuses, 1853) dénonçant la vulgarité de ses sujets et l'indécence de ses nus. Courbet participa activement à la Commune de Paris et dut s'exiler en Suisse.

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