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COMITÉ DE SÛRETÉ GÉNÉRALE

Organisme créé par la Convention le 2 oct. 1792. Il succédait au Comité des recherches de l'Assemblée constituante et au Comité de surveillance de la Législative ; il avait dans ses attributions « tout ce qui est relatif aux personnes et à la police générale et intérieure ». Il était composé de douze membres élus chaque mois par la Convention et rééligibles, parmi lesquels Vadier, Amar, Le Bas et le peintre David. Véritable « ministère de la Terreur », ce comité recherchait les suspects, contrôlait les arrestations, envoyait les inculpés devant le Tribunal révolutionnaire et surveillait en fait l'ensemble du personnel politique. Au printemps 1794, la majorité de ses membres s'affirma hostile à Robespierre et travailla dès lors à sa chute. Le Comité de sûreté générale subsista jusqu'à la fin de la convention, en oct. 1795. COMITÉ DE SÛRETÉ GÉNÉRALE. Lors de la Révolution française, organisme révolutionnaire créé le 2 octobre 1792 par la Convention nationale. Formé de 12 membres élus chaque mois par la Convention et rééligibles, il dirigeait la justice et la police révolutionnaires. Véritable « ministère de la Terreur » après l'élimination des girondins (juin 1793), constitué de membres pour la plupart montagnards (Vadier, Amar, Le Bas et le peintre David), le Comité recherchait les suspects et envoyait les inculpés devant le Tribunal révolutionnaire. Cependant, au printemps 1794, la majorité de ses membres s'opposa à Robespierre et contribua à sa chute (9 Thermidor, 27 juillet 1794). Il fut supprimé en octobre 1795. Voir Suspects (Loi des).

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