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CARY Joyce (pseud. d'Arthur Joyce Lunel Cary)

CARY Joyce (pseud. d'Arthur Joyce Lunel Cary). Romancier anglais. Né à Londonderry, en Irlande du Nord, le 7 décembre 1888, mort à Oxford le 29 mars 1957. Après des études secondaires en Angleterre, il compléta son éducation à Oxford. Puis ce furent les Ecoles des Beaux-Arts à Edimbourg et à Paris : sa connaissance intime de la peinture et des peintres est manifeste dans son roman La Bouche du cheval (1944), dont fut tiré un film interprété par Alec Guinness. En 1912-1913, il servit dans une unité de la Croix-Rouge britannique pendant les hostilités ouvertes aux Balkans. A la veille de la Première Guerre mondiale, il fut chargé de responsabilités administratives importantes au Nigeria. La guerre était déclarée, il combattit et fut blessé (il appartenait au régiment nigérien des « Cameroons »), puis il reprit son poste au « Colonial Service » mais pour démissionner en 1920, en raison de sa mauvaise santé, et afin de se fixer à Oxford. La suite de sa vie se confond avec son oeuvre, celle d'un protestant qui se remémore de ses expériences dans ses récits écrits avec une vigueur créatrice éblouissante, et sur un registre exceptionnellement varié. La Maison des Enfants [1941] raconte les souvenirs de l'enfance irlandaise de l'auteur. La Bouche du cheval est le volet d'un triptyque qui se présente comme une allégorie de l'Angleterre : les deux autres panneaux étant Sara (1941) et Le Grand chemin (1942). La qualité de cette trilogie, inspirée par une vision à la fois intimiste et burlesque des choses, est tout à fait remarquable. Climats de lune (1946) ainsi qu'l/ne joie terrible (1949) dépassent l'expérience personnelle de la vie de l'auteur — toute transposée qu'elle soit — puisque dans ces deux ouvrages il s'attache à comprendre la femme des temps victoriens. Il faut rappeler encore ses études et variations sur le puritanisme britannique, qui font l'objet d'une autre trilogie : La Gracieuse prisonnière (1952), Excepté le Seigneur (1953), L'Honneur résilié (1955), ainsi que les récits inspirés par la vie d'un Blanc chez les Africains : La Sorcière [1936] et Missié Johnson (1939).

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