assassins
assassins (de l’arabe hachchachin, fumeurs de hachisch), membres d’une société secrète musulmane issue de la secte des ismaéliens. — Cette société fut fondée en Perse en 1090 par Hasan-i Sabah; son organisation et ses places fortes furent détruites par les Mongols en 1256, mais la secte subsista en Syrie où leur chef, redouté des Croisés, était connu sous le nom de «Vieux de la Montagne». Celui-ci était le cheik et avait sous ses ordres tout un état-major hiérarchisé (initié à la doctrine secrète du Coran) auquel obéissaient aveuglément les sicaires, fanatisés par le hachisch et chargés des exécutions.
ASSASSINS (Secte des). Nom donné par les Francs à une secte d’Ismaéliens (musulmans chi’ites). Leur nom vient du mot arabe hashashin qui signifie fumeurs de haschisch. Ils dominèrent, de la fin du XIe au XIIIe siècle, l’ouest de la Perse, le nord de l’Irak et les montagnes de Syrie et du Liban. Ils combattirent les Seldjou-kides sunnites et les croisés à partir de la forteresse d’Alamut, sous la direction du célèbre « Vieux de la Montagne ». Plusieurs personnages importants furent les victimes des Assassins, comme le grand ministre seldjoukide Nizam-al-Mulk (1092) et les croisés Raimond de Tripoli (1152) et Conrad de Montferrat (1192). Leur domination s’effondra sous les coups des Mongols et des Mamelouks, mais la secte subsista. Les successeurs du maître fondateur Hassan sont encore aujourd’hui vénérés sous le titre d’Aga Khan par des millions d’ismaéliens qui vivent en Inde, au Pakistan, en Iran, en Syrie et en Afrique.
Nom donné par les Occidentaux à une secte secrète ismaïlienne dont le pouvoir s'étendit en Perse occidentale, dans le N. de l'Irak et dans les montagnes de la Syrie et du Liban, de la fin du Xe s. au XIIIe s. Elle eut pour fondateur un zoroastrien perse converti à l'islam, Hassan ibn el-Sabbah. Venu au Caire en 1079, il s'attacha au fils du calife fatimide el-Moustansir, Nizar, et le considéra comme l'héritier légitime du califat et de l'imamat. Nizar ayant été écarté par le Premier ministre Afdal, Hassan lui resta fidèle et, groupa autour de lui des partisans, qui prirent le nom de nizari. Il s'empara, en 1090, d'Alamout, forteresse dans les montagnes de Perse, près de Kazvin, ainsi que d'autres positions fortes en Perse et en Irak septentrional. Le nom d'Assassins dérive du mot arabe populaire hashashin, « fumeurs de hachisch », narcotique dont les membres de la secte se servaient abondamment, à la fois pour anticiper en esprit les joies du paradis et pour surmonter leur peur avant d'accomplir leurs missions extrêmement hardies. Mais ces sectaires portèrent également le nom de Batiniens parce qu'ils interprétaient les écritures dans un sens « caché » (batin). Les textes de la secte ayant disparu, il est aujourd'hui difficile d'avoir une idée exacte de l'enseignement et des pratiques des Assassins, qui ne nous sont connus qu'à travers les récits de leurs adversaires ou de chroniqueurs européens ayant pris part aux croisades. Vers 1105, les Assassins prirent pied en Syrie, où ils possédaient, vers le milieu du XIIe s., une dizaine de forteresses dont Masyad. Les Assassins de Syrie atteignirent leur apogée sous la direction du grand maître Rachid el-Din el-Sinan, appelé par les croisés « le Vieux de la Montagne », qui négociait d'égal à égal avec Saladin. Mais la secte succomba sous les coups des Mongols, qui s'emparèrent d'Alamout en 1256 ; en Syrie, les Assassins furent éliminés par les mamelouks, qui prirent Masyad en 1272. Ils subsistèrent néanmoins et les descendants du grand maître Hassan sont encore vénérés de nos jours par les ismaïliens nizarites sous le titre d'Aga Khan.