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XERXÈS Ier Xshayârshâ

Roi achéménide de Perse (486/65 av. J.-C.). Fils de Darius Ier et d'Atossa, petit-fils de Cyrus le Grand par sa mère, il fut pour cette raison choisi comme héritier du trône, de préférence à ses demi-frères aînés. À peine devenu roi, il dut réprimer les révoltes de l'Égypte et de la Babylonie. Reprenant la politique conquérante de Darius, il prépara à partir de 482/81 une expédition majeure en Grèce. Mais l'invasion, déclenchée en 480, aboutit à la défaite de Salamine et au repli à Sardes du Grand Roi (v. MÉDIQUES, guerres). Puis, tandis que l'armée qu'il avait laissée en Grèce sous le commandement de Mardonios était battue à Platées (479), la flotte grecque incendiait le même jour la flotte perse au cap Mycale, en Ionie (479). Xerxès passa le reste de son règne dans ses capitales de Persépolis et de Suse, paralysé par les intrigues de la cour et du harem. Il fut assassiné, au cours d'une révolution de palais, par son ministre Artaban et eut pour successeur son fils, Artaxerxès Longue-Main.

Xerxès Ier ; roi de Perse [486-465 av. J.-C.].

Fils de Darius Ier et, par sa mère Atossa, petit-fils de Cyrus le Grand, X., bien qu’il ne soit pas l’aîné, est désigné du vivant de son père comme son successeur. Prince héritier, il avait régné douze ans sur Babylone et avait réprimé avec brutalité un soulèvement en Égypte (484). Tout au long de son règne, X. déclarera agir en continuité avec son père : il poursuit les travaux à Suse et à Persépolis, fait construire sa tombe près de celle de Darius, renforce l’idéologie monarchique, accentue la place de la Perse et reprend à son compte le devoir d’agrandir l’Empire sous la protection d’Ahura-Mazda dont il se fait le propagateur. Pendant quatre ans, il mène des préparatifs minutieux et gigantesques (canal à travers la presqu’île de l’Athos ; dépôts de vivres en Thrace et en Macédoine ; contacts diplomatiques) en Asie et en Europe pour lancer une expédition contre la Grèce. Selon la tradition, y participent une armée composée de 46 nations et une flotte forte de 3 000 navires : au total, des effectifs supérieurs à cinq millions d’hommes. En réalité, on les estime autour de cinquante mille hommes. Un pont de bateaux lancé sur l'Hellespont (les Dardanelles) permet aux troupes de passer en Europe (480). Face à l’armée perse, les Grecs sont divisés : aucune résistance de la part de la Macédoine et de la Thessalie ; ralliement selon une tradition, des cités grecques d’Asie Mineure et d’Afrique (et même une alliance passée avec Carthage) ; en revanche, dès l’été 481, des cités réunies à Corinthe, et parmi elles Sparte et Athènes, avaient conclu une alliance. Première ligne de défense : le défilé des Thermopyles où l’armée perse arrive sans encombre (480). Malgré la résistance de Léonidas, X. le franchit mais sa flotte ne peut empêcher celle d’Athènes de se replier vers le sud (bataille de l’Arténision). L’Attique est évacuée de ses habitants, X. s’empare d’Athènes et de l’Acropole et affronte dans la baie de Salamine (sept. 480) la flotte de Thémistocle. Installé sur un trône près d’Héraclée, X. assiste à la défaite de son amiral (il est exécuté) et à la destruction d’une partie de ses navires (cf. Les Perses d’Eschyle). Après avoir confié son armée à Mardonios, son cousin et beau-frère, il s’embarque pour l’Asie Mineure. Mardonios tente en vain d’amener Athènes à conclure la paix. Après une nouvelle campagne dévastatrice en Attique, il tombe, en 479, à la bataille décisive de Platées en Béotie, les Perses rescapés regagnent avec difficulté l’Asie. Quasiment le même jour, la flotte des coalisés remporte une victoire sur les Perses, au cap Mycale près de Milet. Le sort de la guerre s’en trouve tranché. En août 479, X. quitte Sardes : une révolte avait éclaté en Babylonie, révolte plus menaçante que celle qu’il avait matée en 481, cela dans une région, à ses yeux, plus importante que la Grèce. Répression brutale : en trois mois, X. réduit l’insurrection. Avant d’être victime d’intrigues de palais et d’être assassiné par le chef de sa garde, Artaban, X. voit en 466, après la victoire des Athéniens sur les rives de l’Eurymédon (près d’Aspendos, en Pamphylie), tous les territoires conquis par Darius hors de l’Asie Mineure lui échapper. Malgré tout, l’Empire de X. résiste aux défaites occidentales. Et en 386, Artaxerxès II imposera de nouveau la souveraineté perse sur les côtes d’Asie Mineure.

Bibliographie : P. Briant, Darius, les Perses et l'Empire, 1992.

XERXÈS Ier (v. 519-Suze, 465 av. J.-C.). Roi des Perses, il succéda à son père Darius Ier en 486 av. J.-C. Après avoir réprimé avec sévérité des révoltes en Babylonie et en Égypte, il décida de poursuivre la politique de conquêtes de son père en menant, à partir de 483 av. J.-C., une grande expédition contre les Grecs. Parties de Sardes en 480 av. J.-C., arrêtées quelque temps aux Thermopyles par Léonidas de Sparte, ses armées dévastèrent la Béotie et l'Attique (Athènes, abandonnée par ses habitants, fut incendiée). Mais les victoires grecques de Salamine (480 av. J.-C.) et de Platées (479 av. J.-C.) obligèrent les Perses à se retirer du pays. Xerxès, après ces défaites, séjourna dans ses capitales de Suse et de Persépolis. Il fut assassiné par un de ses ministres en 465 av. J.-C. Voir Babyloniens, Médiques (Guerres), Persépolis.

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