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MÉDIQUES (guerres)

Nom donné aux guerres qui opposèrent l'Empire perse aux Grecs au cours du Ve s. av. J.-C. L'intervention perse en Europe, préparée par la campagne contre les Scythes qui assura à Darius Ier une solide tête de pont en Thrace (513/12), fut provoquée par le soulèvement des villes grecques d'Asie Mineure (499), auxquelles Athènes et Érétrie apportèrent leur aide. Après avoir maté cette rébellion (destruction de Milet, 494), Darius décida en effet de relancer sa politique égéenne et de briser toute menace future par une expédition préventive en Grèce continentale. La première campagne du général perse Mardonios acheva la sujétion de la Thrace et de la Macédoine (492), malgré la destruction de la flotte perse par une tempête près du mont Athos. Dès 490, Darius tenta une seconde expédition (connue sous le nom de première guerre médique) : il obtint la soumission de la majorité des Grecs insulaires (en particulier Égine), mais se heurta à la résistance d'Athènes et de Sparte : après avoir pris position en mer Égée et ravagé Érétrie, le général Datis débarqua avec son armée à Marathon, mais il fut rejeté à la mer par les Athéniens commandés par Miltiade. Xerxès Ier reprit en 481 les préparatifs considérables de son père en vue d'une nouvelle campagne : il rassembla dans tout l'Empire perse une armée de plus de 300 000 hommes et, grâce à la contribution des Phéniciens et des Grecs d'Ionie, une flotte comprenant 1 200 navires de guerre et 3 000 de transport. Cette troisième expédition (seconde guerre médique) commença en 480 avec le passage de l'Hellespont. Par la Thrace et la Macédoine, l'immense armée perse descendit vers la Grèce centrale et l'Attique : malgré l'héroïque résistance du roi de Sparte Léonidas, les Thermopyles furent franchies (mai 480). Les Perses prirent et incendièrent Thespies, Platées, Athènes, mais la victoire navale de Thémistocle à Salamine (mai 480), puis la défaite infligée par le Spartiate Pausanias à Mardonios près de Platées (479), enfin la destruction de la base perse du cap Mycale par Léotychidas et Xanthippe (479) amenèrent le repli des Perses et la libération des îles, qu'Athènes groupa dans la ligue de Délos (478) (v.). Celle-ci remporta sur les Perses la victoire navale de l'Eurymédon (468) et intégra les cités grecques d'Ionie ; par le traité de 449 (paix de Callias), le Grand Roi reconnaissait l'autonomie de ces cités et la démilitarisation des côtes occidentales de l'Asie Mineure.

MÉDIQUES (Guerres). Nom donné par les Grecs (médiques vient de Mèdes) aux conflits qui les opposèrent à l'Empire perse dans la première moitié du Ve siècle av. J.-C. Ces guerres eurent pour origine la révolte des cités grecques d'Asie Mineure (499 av. J. C) auxquelles Athènes apporta son aide. Après avoir réprimé cette rébellion, Darius Ier décida de soumettre la Grèce. Sa première campagne (appelée première guerre Médique) se termina par sa défaite à Marathon (490 av. J.-C.). Dix ans plus tard, son successeur Xerxès Ier rouvrit les hostilités (deuxième guerre Médique). À la tête d'une armée gigantesque (300 000 soldats, 800 vaisseaux de guerre), il franchit l'Hellespont (détroit des Dardanelles) sur un pont formé par des bateaux, traversa la Grèce, brisa aux Thermopyles la résistance de Sparte, s'empara d'Athènes qu'il incendia après l'avoir vidée de sa population. Mais la flotte perse fut battue à Salamine, et une partie de l'armée anéantie à Platées. Après une dernière défaite perse près du cap Mycale (en Ionie), les cités grecques d'Asie retrouvèrent leur indépendance. À la tête de la ligue de Délos, Athènes poursuivit la guerre. La paix signée en 449 av. J.-C. avec le Grand Roi mettra définitivement fin aux guerres Médiques auxquelles auront surtout participé Athènes et Sparte. Voir Perses.

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