VICTOR-EMMANUEL II
Roi de Sardaigne (1849/61) et d'Italie (1861/78). Il fut, avec son ministre Cavour, l'artisan de l'indépendance et de l'unité italiennes mais dut auparavant accepter l'armistice prématuré de Villafranca (12 juill. 1859) que Napoléon III lui imposa après les victoires de Magenta et de Solferino (v. ITALIE. La conquête de l'unité). Il s'assura le soutien français pour achever la conquête de l'unité italienne en cédant Nice et la Savoie (1860) à Napoléon III. Proclamé roi d'Italie en 1861, il fixa sa capitale à Florence en 1865, puis à Rome en 1871. La Vénétie fut annexée en 1866. Le roi s'efforça d'apaiser le conflit avec le Saint-Siège, qui refusait d'accepter l'occupation de Rome en 1870 ; il accepta jusqu'au bout son rôle de souverain constitutionnel et ne s'opposa jamais aux mesures décidées par ses ministres.
Victor-Emmanuel II (Turin 1820-Rome 1878); roi d’Italie [1861-1878].
Fils de Charles-Albert de Savoie-Carignan, il passe les premières années de son enfance dans le grand-duché de Toscane, la patrie de sa mère Marie-Thérèse (1855), descendante des Habsbourg en ligne collatérale, que l’édition d’une série de contes traduits ou adaptés de l’allemand a rendue populaire (Contes moraux pour l’enfance, Turin 1827). Son fils, très populaire, avoue ouvertement par la suite qu’il ne s’est intéressé qu’à l’équitation et à la formation militaire, qu’il n’a eu aucun succès dans ses études, mais qu’il a essayé d’assumer ses fonctions en réunissant ses capacités naturelles, sa connaissance des hommes, son bon sens et un peu de courage. Il sympathise rapidement avec les idéaux des mouvements patriotiques et ne s’en cache pas lors de sa première apparition au Conseil de la Couronne, en 1847 : il déclare devant son père encore indécis et devant les officiers réactionnaires qu’il méprise, tenir à la disposition du nouveau pape Pie IX, espoir de l’Italie, « l’épée du Piémont ». Après les déceptions de 1848, la défaite de Novare et l’abdication de son père, V. monte sur le trône du royaume de Piémont-Sardaigne en mars 1849. Contrairement aux autres princes italiens, il respecte scrupuleusement la Constitution et devient aux yeux du peuple le symbole de l’unité italienne (1859-1861), en appelant au gouvernement des dirigeants du Risorgimento comme d’Azeglio et Cavour. À côté de Gioberti, de nombreux partisans du radicalisme de Mazzini, parmi lesquels Manin, Garibaldi et Crispi, répondent à l’appel Italia e Vittorio Emmanuele. Après son entrée à Rome le 20 septembre 1870, qui marque l’achèvement de l’unité italienne, il tente en vain de faire accepter l’annexion des États pontificaux par le pape Pie IX qui refuse de le reconnaître en tant que roi d’Italie, après l’avoir excommunié plusieurs fois. Il meurt en 1878, personnellement réconcilié avec l’Église catholique.
VICTOR-EMMANUEL II (Turin, 1820-Rome, 1878). Roi de Sardaigne (1849-1861), puis d'Italie (1861-1878). Il fut avec son ministre Cavour le créateur de l'unité italienne. Il succéda à son père, Charles-Albert, qui avait abdiqué en sa faveur après la défaite de Novare contre l'Autriche. Sa décision de maintenir la Constitution libérale octroyée par son père fit de lui le champion de l'unité italienne, et lui valut le surnom de re galantuomo (« roi gentilhomme »). Bien que les relations avec son Premier ministre Cavour aient été souvent difficiles, il conduisit, avec ce dernier, l'Italie à l'unification. Grâce à l'appui de la France de Napoléon III à laquelle il dut néanmoins céder Nice et la Savoie (1860), Victor-Emmanuel fut proclamé roi d'Italie (mars 1861) et réunit sous son autorité tous les États italiens, à l'exception de la Vénétie (acquise en 1866) et de Rome (rattachée en 1870). Voir Garibaldi (Giuseppe).
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