VERDUN (bataille de)
VERDUN (bataille de)
Dès 1914, dans le premier conflit mondial, la place forte de Verdun, sur les bords de la Meuse, est un point d’appui défensif du front français. Le 21 février 1916, le général allemand Erich von Falkenhayn (1861-1922) lance l’assaut ; il cherche à « saigner à blanc » l’armée française et à saper le moral des Français. La bataille va durer jusqu’en décembre, mais à partir de la fin juin, les Allemands savent qu’ils ont perdu la partie. Le général français Philippe Pétain, qui a pris le commandement du secteur, réorganise la défense et assure par la « voie sacrée » le ravitaillement des régiments qui se succèdent à tour de rôle sur le champ de bataille. Par ailleurs, les Allemands doivent faire face à l’offensive alliée sur la Somme et cessent d’alimenter Verdun en troupes et en munitions. Au début d’octobre, les Français reprennent l’offensive pour reconquérir les positions perdues. L’« enfer » de Verdun aura coûté la vie à plus de 500 000 hommes et symbolise l’horreur, les souffrances (ossuaire de Douaumont) mais aussi le sacrifice des soldats.
VERDUN (Bataille de, février-décembre 1916). Surnommée « l'enfer de Verdun », cette bataille de la Première Guerre mondiale, gigantesque affrontement d'artillerie lourde et de sacrifices individuels, fut la plus meurtrière de la guerre, de 1914-1918. Sans résultat décisif, elle inaugura l'ère de la guerre de matériel avec la destruction systématique de l'ennemi. Incapable de rompre le front adverse, le chef d'état-major allemand Falkenhayn décida, en 1916, une grande offensive sur Verdun, point avancé du front français. Son but était de forcer l'adversaire à une défense à tout prix dans laquelle il espérait que l'armée française serait « saignée à blanc ». Sous le commandement du Kronprinz, fils de Guillaume II, l'attaque débuta le 21 février et pendant des mois se succédèrent les assauts d'infanterie pour le contrôle des forts (Vaux et Douaumont). Les succès initiaux allemands ne débouchèrent pourtant pas sur une victoire. Pétain organisa avec une exceptionnelle efficacité la défense et le ravitaillement de Verdun (Voie sacrée) et le général Joffre, qui avait refusé d'engager toutes ses réserves dans la bataille, dut déclencher la bataille de la Somme (juillet 1916) et reprendre les différents forts. Verdun coûta 360 000 hommes aux Français et 335 000 aux Allemands. Voir Nivelle (Robert).
BATAILLE DE VERDUN • 21 février 1916 Depuis dix-huit mois, la guerre fait rage dans l’est de la France quand, le 21 février 1916, le feu roulant de l’artillerie s’abat sur les première et deuxième lignes françaises, signal d’une offensive allemande contre Verdun. Cette bataille, l’une des plus meurtrières dans un conflit pourtant peu avare en pertes humaines - 360 000 Français et 335 000 Allemands -, ne trouvera son issue qu’au mois de décembre. Entre-temps, Pétain, dont la conclusion de l’ordre du jour du 10 avril est demeurée fameuse - « On les aura ! » -, s’est distingué par son humanité envers les soldats (il en gardera une immense popularité). 11 remplacera Nivelle après le désastre du Chemin des Dames en 1917.
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