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Nivelle, Georges Robert (Tulle 1858-Paris 1924) ; général français.

Nivelle, Georges Robert (Tulle 1858-Paris 1924) ; général français.

Polytechnicien et officier d'artillerie, il commence sa carrière dans le corps expéditionnaire international envoyé en Chine au moment de la révolte des Boxers (1900) avant de servir en Afrique où il est apprécié pour ses qualités d'officier de garnison. Au début de la Première Guerre, le colonel N. s'illustre en Alsace et dans la bataille de l'Ourcq (sept. 1914) en lançant son infanterie contre le 4e corps de la 1re armée de von Kluck. Général de division en 1915, il se voit confier le commandement de la IIe armée en mai 1916, durant la bataille de Verdun. Sa popularité s'accroît au lendemain de la reprise de Douaumont (24 oct. 1916) par son subordonné Mangin. Après de hauts faits comme Douaumont, Vaux, la cote 304, il apparaît comme le successeur tout désigné de Joffre - en butte à de sévères critiques -et reçoit le commandement en chef des armées françaises (déc. 1916). Peu après, il lance l'offensive du Chemin des Dames (avr. 1917) qui se solde par un demi-échec sur le terrain, par de grosses pertes humaines et un rude coup porté au moral des troupes. Cet événement précipite son remplacement par Pétain, bien moins indifférent au sort des troupes et opposé depuis le début à la tactique de N. et de Mangin. Malgré la décision du conseil d'enquête qui ne retient aucune faute contre lui, il quitte le front pour prendre la tête du 19e corps à Alger, fonction qu'il occupera jusqu'à l'âge de la retraite.

NIVELLE, Georges Robert (Tulle, 1856-Paris, 1924). Général français. Commandant la IIe armée à la bataille de Verdun (1916), il remplaça Joffre comme généralissime à la tête des armées du nord et du nord-est (décembre 1916). L'échec de son offensive du Chemin des Dames, dans l'Aisne, en avril 1917, lui valut d'être relevé de ses fonctions. Il fut remplacé par le général Pétain.

OFFENSIVE NIVELLE • Printemps 1917 L’année 1916 a vu la stabilisation du front, ainsi que l’a illustré la bataille de Verdun, où, vaille que vaille, Pétain a contenu l’avance allemande. Au début de 1917, les Alliés décident d’une nouvelle stratégie : substituer les offensives de rupture à celles d’usure. A la tête de l’armée française, Joffre a été remplacé par Nivelle (25 décembre 1916). L’échec tragique de cette stratégie au Chemin des Dames (16 avril 1917), qui fait 147 000 morts en quinze jours, déclenchera une vague de mutineries ; les Poilus ne refusent pas de se battre mais n’entendent pas aller au « casse-pipe » à cause de l’incompétence de leurs chefs. Ces mutineries seront sévèrement réprimées tandis que Nivelle, qui a mis en œuvre sa tactique élaborée à la légère, est relevé de son commandement le 15 mai 1917 et remplacé par Pétain.

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