THÉOLOGIE DE LA LIBÉRATION
Apparus à la suite du concile Vatican II (1962-1965) réuni par le pape Jean XXIII et dans le contexte de vifs débats sur le développement du tiers monde, les discours et les mouvements connus, dans l’Église latino-américaine, sous le nom de « théologie de la libération » couvrent une palette très variée de thèses et d’engagements. Ils ont en commun l’élaboration d’une pensée liée au développement des communautés de base (l’« Église des pauvres », par opposition à l’Église hiérarchique). Mettant en avant le caractère libérateur - voire révolutionnaire - des Évangiles, la théologie de la libération met en question l’Église comme puissance et la foi comme dogme immuable. La revendication de la justice sociale, la reconnaissance du conflit et l’engagement politique plus ou moins radical empruntent volontiers aux interprétations marxistes. Le prêtre péruvien Gustavo Gutierez (1928-), auteur de La Théologie de la libération (1969-), et le franciscain brésilien Leonardo Boff (1938-), auteur de Église, charisme et pouvoir sont généralement considérés comme les principaux théologiens de ce courant. Le pape Jean-Paul II (1978-) n’aura de cesse que de combattre cette « dissidence », essentiellement en veillant à réduire ses assises institutionnelles.
Liens utiles
- Gutiérrez, GustavoGutiérrez, Gustavo (1928- ), prêtre et théologien péruvien, l'un des principaux fondateurs de la théologie latino-américaine de la libération.
- Boff, LeonardoBoff, Leonardo (1938- ), nom adopté par le religieux et théologien brésilien Genézio Darci Boff, un des principaux promoteurs de la théologie de la libération.
- La philosophie est la servante de la théologie. Péguy (saint Thomas d'Aquin)
- Quel rôle pour la théologie ?
- « Je n'arrive pas à considérer le théâtre comme une façon d'amuser, de distraire ; je préfère le considérer comme un moyen de libération de préjugés, d'injustices. »