TAËF (accords de)
Pour mettre fin à la guerre civile libanaise (1975-1991), les députés votent, le 22 octobre 1989, les accords dits « de Taëf » (Arabie saoudite). Ratifiés par le Parlement le 21 août 1990, ces accords maintiennent le confessionnalisme comme système d’organisation politique (qui devra être ultérieurement aboli), prévoient le renforcement des pouvoirs du Premier ministre (sunnite) et l’égalité entre députés chrétiens et musulmans au Parlement. Ils confirment la mainmise syrienne sur le Liban : le « traité de fraternité et de coopération », signé le 22 mai 1991, implique une harmonisation de la politique libanaise avec celle de Damas et autorise le maintien de l’armée syrienne au Liban jusqu’au retrait israélien du Sud-Liban et à l’application des réformes constitutionnelles, dont la suppression du confessionnalisme.