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SPAAK Paul Henri Charles

Homme politique belge. Député socialiste en 1932, il fut Premier ministre de mai 1938 à févr. 1939, après avoir été aux Transports et aux Affaires étrangères. Il gagna Londres en 1940 et resta à la tête de la diplomatie belge dans le gouvernement en exil. Il redevint Premier ministre de 1946 à 1949 et s'opposa au retour de Léopold III sur le trône. Président de la première session de l'ONU en 1946, il fut un ardent promoteur de la coopération internationale et de l'union européenne. Il fit adhérer la Belgique à l'OTAN (dont il fut secrétaire général de 1957 à 1961). Chef de la diplomatie belge de 1954 à 1957, il joua un rôle essentiel dans la négociation du traité de Rome. De nouveau aux Affaires étrangères de 1961 à 1965, il fut chargé de la décolonisation du Congo et fit échouer le projet gaulliste d'union politique européenne. En 1966, il abandonna la vie politique.

SPAAK, Paul Henri (1899-Bruxelles, 1972). Homme politique belge. Il fut un fervent partisan de la construction européenne. Avocat à Bruxelles, député socialiste en 1932, ministre des Transports (1935) puis ministre des Affaires étrangères (1936), Spaak devint Premier ministre (1938-1939) mais reprit son poste aux Affaires étrangères dans le ca binet Pierlot au début de la Seconde Guerre mondiale. Après s'être affronté avec le roi Léopold III qui, en tant que chef des armées, avait signé la capitulation, Spaak émigra avec son gouvernement à Londres. Premier ministre (1946-1949) et ministre des Affaires étrangères (1946-1949), il fut élu premier président de l'assemblée de l'ONU (1946). Ardent défenseur de l'idée européenne, il fut le premier président de l'Assemblée consultative du Conseil de l'Europe ( 1949-1951), puis de celle de la CECA (1952-1954). Partisan de la CED (Communauté européenne de défense) refusée par la France (1954), il fut l'un des initiateurs de la Communauté économique européenne et présida le comité, dit comité Spaak (1956-1957), qui prépara les traités de Rome (1957). Atlantiste convaincu, il fit adhérer son pays à l'OTAN et devint secrétaire général de cette organisation (1957-1961), tout en détenant le portefeuille des Affaires étrangères. Il constitua avec Théo Lefèvre un cabinet d'Union socialiste et social-chrétien (1961-1965) puis se retira de la vie politique en 1966. Il a laissé des Mémoires, Combats inachevés (1969).

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