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SERVET, Miguel Serveto, dit Michel

Médecin et théologien espagnol. Après avoir fait ses études à Saragosse et à Toulouse, il voyagea en Italie et en Allemagne, où il rencontra Melanchthon (v.) et Bucer. Cependant, dès son premier traité, De Trinitatis erroribus libri VII (1531), il se sépara des autres réformateurs par ses conceptions antitrinitaires et panthéistes, qui scandalisèrent les protestants. En 1536, il vint à Paris pour y faire ses études de médecine, puis alla exercer son art à Vienne, en Dauphiné, où il devint le médecin de l'archevêque, qui ne se doutait pas de ses idées. Servet entra secrètement en correspondance avec Calvin, qui, non seulement désapprouva ses idées, mais le dénonça par un intermédiaire à l'archevêque de Vienne. Emprisonné, Servet réussit à s'échapper, mais il eut le tort de se réfugier à Genève, où il comptait peut-être sur l'appui des « vieux Genevois » opposés au théologien français. Calvin le fit arrêter et, après un procès de deux mois, Servet fut brûlé vif. Son principal ouvrage, Christianismi restitutio (1553), révèle un des esprits les plus radicaux du XVIe s. Géographe, auteur d'une édition estimée de Ptolémée, Servet fut aussi un grand médecin, et on lui attribue les analyses de la circulation du sang.

SERVET, Michel (Tudela, v. 1509-Ge-nève, 1553). Théologien et médecin espagnol. Après avoir fait des études à Saragosse et Toulouse, passionné de théologie, il voyagea en Italie et en Allemagne, où il rencontra Melanchthon. Établi dans le Dauphiné, il travailla à sa Christianismi restitutio qui niait la divinité du Christ, ce qui lui valut d'être emprisonné par l'inquisition (1553). Évadé, il se réfugia à Genève où il espérait convaincre Calvin. Mais celui-ci, après un procès, le condamna à mort et le fit brûler vif. À Paris où il était venu étudier la médecine, il publia un ouvrage qui annonce la découverte ultérieure de Harvey, sur la circulation sanguine.

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