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SCHNEIDER Eugène

Industriel français. Avec son frère Adolphe Schneider (* 1802, † 1845), il reprit en 1836 l'ancienne fonderie royale du Creusot, dont il fit le grand centre métallurgique français du XIXe s. Il construisit la première locomotive à vapeur française (1838), inventa l'« acier Schneider », et s'orienta vers la construction du matériel de guerre ; les usines du Creusot fabriquèrent les premiers blindages de la marine de guerre, mais, en 1870, les canons Schneider se révélèrent nettement inférieurs aux canons Krupp. Trop compromis avec le régime impérial, Eugène Schneider abandonna la vie politique au début de la IIIe République ; toutefois, les intérêts de la firme continuèrent à être bien représentés auprès du pouvoir par son gendre, Desseilligny, qui devint ministre des Travaux publics en 1873. Henri Schneider (* 1840, † 1898), fils d'Eugène, développa particulièrement la production d'armement et, de 1885 à 1914, Schneider exporta 45 000 canons, la moitié de sa production. Député républicain de Saône-et-Loire, Henri Schneider se distingua par ses initiatives paternalistes, tout en se montrant un patron de combat opposé à toute intervention de l'État dans les problèmes sociaux, à la réglementation du travail des femmes et des enfants, à la limitation de la journée de travail, etc. Après lui, la firme fut dirigée par son fils, Eugène Schneider (* 1868, † 1942), et son petit-fils, Charles Schneider (* 1898, † 1960).

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