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scandale du Watergate

Scandale qui tient son nom de l'immeuble du parti démocrate, à Washington, que le Président républicain, Nixon, a fait placer sur écoute. Cette violation des règles de la démocratie est dénoncée par la presse. En août 1974, Nixon démissionne pour empêcher la procédure d'Impeachment, qui permet de le destituer, d'aboutir. C'est un choc politique pour les Américains confrontés au mensonge avéré de leur dirigeant et qui doutent désormais de la valeur de leur démocratie.

WATERGATE

En juin 1972, aux États-Unis, à quelques mois de l’élection présidentielle, des hommes envoyés par les républicains, porteurs de matériels d’écoute, pénètrent par effraction dans les locaux du Parti démocrate, installés dans l’immeuble du Watergate à Washington. En août 1974, Richard Nixon (1969-1974), sous la menace d’une procédure législative d’impeachment, est le premier président des États-Unis à devoir démissionner. Si le scandale se limitait à cette infraction, on ne comprendrait pas les raisons de la démission. Mais le Watergate n’est que la partie visible de l’iceberg. R. Nixon avait tenté de pervertir l’ensemble du processus politique en monnayant (pour sa réélection) des décisions favorables à certains intérêts particuliers, en pratiquant le secret de façon maladive pour éviter le contrôle public, en monopolisant le pouvoir parce qu’il s’estimait seul légitime, en écrasant par tous les moyens toute opposition à ses décisions et en s’opposant au cours de la justice. La situation était devenue impossible : le judiciaire, le législatif et, dans une bien moindre mesure, la presse ont rétabli, provisoirement, l’équilibre constitutionnel.

WATERGATE (Affaire du). Nom donné au scandale politique américain qui provoqua la démission du président Nixon. En juin 1972, cinq contrôleurs furent arrêtés alors qu'ils posaient des micros dans l'immeuble Watergate à Washington, quartier général du Parti démocrate. Longtemps, Nixon nia que lui-même et la Maison-Blanche fussent impliqués dans le délit. Cependant, les enquêtes du Washington Post mais aussi les aveux de collaborateurs du président, ainsi que les bandes magnétiques sur lesquelles il avait fait enregistrer ses conversations l'acculèrent à la démission le 8 août 1974. Cette affaire manifesta l'efficacité de la séparation des pouvoirs aux États-Unis (indépendance du pouvoir judiciaire qui exigea la communication des bandes magnétiques, mais aussi du Sénat, à majorité démocrate, qui créa une commission d'enquête) et la puissance du « quatrième pouvoir » (la presse). Voir Ford (Gerald).

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