RICHAUD (André de)
RICHAUD (André de). Ecrivain français. Né à Perpignan (Pyrénées-Orientales) le 6 avril 1909, mort le 29 septembre I960 dans une maison de santé à Vallauris. Son père est professeur et vient enseigner à Nîmes en 1912; il sera tué pendant la guerre de 1914-1918. La mère d’André de Richaud s'installe à Althen-des-Paluds (Vaucluse), chez le grand-père maternel, en 1914. Elle meurt en 1923. André de Richaud fait ses études au Collège de Carpentras où il rencontre le poète Pierre Seghers. A partir de 1926, il fait des études de droit et de philosophie à la Faculté d’Aix et devient maître d’internat. En 1927, il rencontre Joseph Delteil à qui il vient de consacrer un essai. Professeur de philosophie au lycée de Meaux, il publie en 1930 son premier roman, La Douleur, qui obtient un succès de critique. Il enseigne à Paris, au lycée Saint-Louis, lorsqu’il décide d’abandonner la carrière professorale (1932). Il a publié auparavant La Création du monde (1930). Il voyage en Grèce, entre en relation avec Jeanne et Fernand Léger. A partir de 1942, il mène une vie errante tout en écrivant La Confession publique (1944). Le Droit d’asile (1954) obtient le Prix Guillaume-Apollinaire. L’écrivain s’installe à Vallauris en 1958. En 1961, il entre dans la maison de retraite de cette ville. Blessé par la disparition de son père, prisonnier d’une mère exclusive, André de Richaud semble s’être mal adapté à la vie d’adulte. La Douleur, roman semi-autobiographique, raconte la déchéance d’une veuve de guerre qui devient, sous le regard douloureux de son fils, la maîtresse d’un prisonnier allemand. La Création du monde est écrite en revanche sous l’empire d’un panthéisme ingénu. Dans les romans que va écrire par la suite André de Richaud — La Barrette rouge (1938) ou L’Etrange visiteur (1956) — s’introduit toujours la malédiction du meurtre par où la mort se glisse dans l’ordre des choses. La mort dans les poèmes du Droit d’asile prend un visage tout aussi insistant mais plus insidieux : « J’entends venir, j’entends venir, j’entends venir. » La Provence, le retour à l’enfance offriront des recours temporaires à cette hantise contre laquelle André de Richaud n’a cessé de se révolter. Il a adressé enfin une suite de lettres à ses amis, Je ne suis pas mort (1965), dernier cri d homme qui attendit trop de la vie.
Liens utiles
- KASPI André, La guerre de Sécession. Les États désunis. Gallimard, 1992, 180 p
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