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RELATION

RELATION (n f.) 1. — Une des catégories d’Aristote, celle des choses relatives au sens c. 2. — Une des quatre catégories kantiennes comprenant les rapports de substance à accident, de cause à effet, et d’action réciproque. 3. — Rapport de deux objets ou de deux quantités tels qu’une modification de l’un entraîne une modification de l’autre. 4. — (Logique) Expression du calcul des prédicats dans laquelle entre plus d’une variable d’objet (« x est plus grand que y » ; notation xRy) ; en extension, une relation est représentée par une classe de couples ordonnés. 5. — Relations externes (doctrine des —) : doctrine selon laquelle les relations ne peuvent se réduire à des qualités intrinsèques aux choses par lesquelles elles valent ; opposée à doctrine des relations internes. 6. — Relatif : a) Qui concerne quelque chose, b) Qui dépend d’autre chose ; opposé à absolu au sens 1 ; se dit des deux termes d’une relation, c) Qui ne peut être conçu en soi-même : « On appelle relatives ces choses dont tout l’être consiste en ce qu'elle sont dites dépendre d'autres choses ou se rapporter de quelque autre façon à autre chose : par exemple, le plus grand est ce dont tout l'être consiste à être dit d’une autre chose, car c’est de quelque chose qu'il est dit plus grand » (Aristote) ; « Cause et effet sont deux termes relatifs » (Condillac). d) (En part.) Qui dépend de l’individu concerné, qui dépend d’un point de vue ; ~ subjectif au sens 2. e) Qui ne peut être affirmé absolument, qui comporte des restrictions ; opposé à absolu au sens 2. f) Qui est composé de relations. 7. —Relativisme : a) Toute doctrine selon laquelle notre connaissance est relative soit au sens d, soit au sens e. b) Doctrine selon laquelle, les choses n’étant pas connaissables en elles-mêmes, seules leurs relations sont connues, c) Relativisme moral : doctrine d’après laquelle les concepts moraux varient selon les sociétés. 8. — Relativité : a) Caractère de ce qui est relatif. b) (Phys.) On nomme principe de relativité un principe posant une équivalence entre les mouvements de différents systèmes : le principe de relativité galiléen permet d’expliquer les caractéristiques d’un mouvement par rapport à un repère donné et à tout repère qui est en mouvement uniforme par rapport au premier ; le principe de la relativité restreinte (Einstein, 1905) pose que « les phénomènes physiques demeurent les mêmes pour des observateurs en mouvement de translation uniforme des uns par rapport aux autres » ; le principe de la relativité généralisée (Einstein, 1911) est une extension du précédent au cas du mouvement uniformément varié : le temps, qui est un invariant pour la relativité galiléenne, ne l’est plus pour la relativité einsteinienne.

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