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RECLUS Jean Jacques Elisée

RECLUS Jean Jacques Elisée. Géographe français. Né à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde) le 15 mars 1830, mort à Torhout (Belgique, Flandre occidentale) le 4 juillet 1905. Second fils d’un pasteur protestant, il fit ses études à la Faculté protestante de Montauban, puis à l’Université de Berlin. Conquis dès cette époque aux idées les plus avancées, il se tint volontairement éloigné de la France après le coup d’Etat du 2 décembre et, de 1852 à 1857, fit un voyage à travers le monde, visitant en particulier l’Angleterre, les Etats-Unis, l’Amérique centrale et les Antilles. Rentré enfin à Paris il fit paraître, outre de nombreuses études à la Revue des Deux Mondes , ses premiers ouvrages scientifiques : La Terre (1867-68), deux volumes, et Histoire d’un ruisseau (1869). Il donna également une Introduction au dictionnaire des communes de France (1864). Après avoir servi dans la garde nationale, pendant la guerre de 1870, Elisée Reclus, membre de l’Association internationale des travailleurs, se rallia en mars 1871 à l’insurrection de la Commune. Fait prisonnier le 5 avril suivant par l’armée de Versailles, il fut traduit devant un conseil de guerre et, le 16 novembre 1871, condamné à la déportation. Mais le prestige scientifique dont il jouissait dès cette époque ayant suscité des protestations mondiales, le savant anarchiste vit sa peine commuée en celle du bannissement (4 janvier 1872). Après un séjour en Italie, il s’installa en Suisse, à Clarens, d’où il organisa, en collaboration avec le prince Kropotkine, une agitation anarchiste en France et à l’étranger. Rentré à Paris en 1879, il se consacra à la publication des dix-neuf volumes de sa gigantesque Nouvelle Géographie universelle (1876-94). En 1892, on lui donna la chaire de géographie comparée à l’Université libre de Bruxelles, mais ces fonctions officielles n’interrompirent point ses activités de militant politique. En 1897, Reclus fit même paraître un exposé de ses théories anarchistes, L’Evolution, la révolution et l’idéal anarchique. Après sa mort parut son ouvrage philosophique: L’Homme et la terre (1905).

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