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POMBAL Sebastião José de Carvalho e Melo, marquis de

Homme politique portugais. Ambassadeur à Londres (1738/43), ministre de la Guerre et des Affaires étrangères (1750). Premier ministre (1756/77), il resta le maître tout-puissant du Portugal jusqu'à la mort du faible Joseph Ier. Partisan du despotisme éclairé, il gouverna par les moyens les plus rigoureux, brisa la noblesse après la conspiration des Távoras (1758) et prononça l'expulsion des jésuites (1759). Il réforma les finances, encouragea l'agriculture, l'industrie, le commerce, créa des compagnies à monopole, dirigea avec vigueur la reconstruction de Lisbonne après le tremblement de terre de 1755. Victime d'une réaction à l'avènement de Marie Ire, il fut jugé et banni de la cour (1781).

Pombal, Sebastiào-José de Carvalho e Mello, marquis de (Lisbonne 1699-près de Coïmbre 1782) ; homme politique portugais. Des études de droit à l’université de Coïmbre et différents postes diplomatiques importants (ambassades de Londres et de Vienne), qu’il obtient par la protection d’ecclésiastiques de haut rang auxquels il est apparenté, lui ouvrent l’accès à une brillante carrière diplomatique. En 1750, il est nommé ministre des Affaires étrangères par le roi Joseph Ier (1750 à 1777) ; puis Premier ministre en 1755. Bien qu’il ne dispose d’aucune expérience administrative, il entreprend néanmoins aussitôt une série de réformes indispensables dans les domaines de l’éducation, des finances, de l’armée et de la marine. Il encourage l’implantation de nouvelles industries, s’efforce de favoriser le développement du Brésil, et, après le tremblement de terre de Lisbonne (1er févr. 1755), parvient grâce à son énergie prodigieuse à surmonter les dégâts que celui-ci avait entraînés. En 1759, il fait expulser les jésuites. Sur le plan de la politique extérieure, il travaille à resserrer les liens avec l’Espagne. Il établit au Portugal un type de pouvoir proche du despotisme éclairé d’alors. Toutefois, malgré des efforts acharnés, il n’arrive pas à relancer vraiment l’économie portugaise, en dépit de la fondation des Compagnies de Pernambouc, Para et Maranhao, ni à réorganiser l’armée et à empêcher le déclin de la flotte. Ainsi sa volonté d’affranchir le pays de la tutelle anglaise, installée depuis la conclusion du traité de Methuen en 1703, n’arrive pas à s’incarner durablement. Jusqu’à la mort de Joseph (1777), P. exerce un ascendant sans bornes sur le roi, surtout après 1755 ; il sait réduire ses ennemis à l’impuissance. La façon cruelle dont il punit l’attentat manqué de 1758 contre le roi renforce encore la confiance de ce dernier. Toutefois la mort du roi le livre sans défense à ses ennemis, dont fait partie la reine mère. Seule la mort de cette dernière le sauve, dans le procès qui lui est intenté, de la peine capitale. Il meurt banni de la cour en 1782.

Bibliographie : F. Bluche, Le Despotisme éclairé, 1968.

 

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