PLESSIS Frédéric
PLESSIS Frédéric. Poète et érudit français. Né à Brest le 3 février 1851, mort à Paris en 1942. Docteur ès lettres et en droit, il fut professeur de lettres successivement dans les Facultés de Poitiers, de Caen, de Bordeaux, de Lyon, puis, à partir de 1892, à l’École normale supérieure. Des études sur Properce (1884), une thèse restée classique sur La Poésie latine (1909), un traité de Métrique grecque et latine, etc., lui firent une solide réputation d’humaniste. En marge de ses travaux d’érudition, Frédéric Plessis ne cessa jamais cependant de composer des poèmes : les premiers parurent en 1869, dans la seconde anthologie du Parnasse contemporain, puis ce fut, en 1886, La Lampe d’argile suivi, onze ans plus tard, de Vesper. Un dernier recueil, La Couronne de lierre, parut en 1921. La poésie de ce Celte, très attaché à sa Bretagne qui l’a plusieurs fois inspiré, mais Provençal par sa mère, ami d’Anatole France et de Maurras, paraît, dans sa première période, comme toute formée de reflets de l'Anthologie. Dans les poèmes suivants domine peu à peu un certain stoïcisme, qui se conciliera d’ailleurs avec ces grâces hellénistiques auxquelles Plessis resta toujours sensible. A la piété envers Athènes il alliait résolument celle qu’il vouait à Rome, et il fut un des premiers artisans de la renaissance littéraire latine, à un moment où celle-ci était encore limitée à peu près aux cercles du Félibrige.
Liens utiles
- Fiche de lecture Désobéir, Frédéric Gros
- Comparez Rastignac à Fabrice del Dongo (La Chartreuse de Parme), Julien Sorel (Le Rouge et le Noir) et Frédéric Moreau (L'Éducation sentimentale).
- Frédéric Moreau dans l'Éducation sentimentale de Gustave Flaubert
- Frédéric Mistral
- Piero della Francesca : le duc Frédéric de Montefeltro et sa femme Battista Sforza