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Petofi, Sandor Alexander (Kiskörös 1823 -Segesvar 1849) ; poète et défenseur de la liberté hongrois.

Petofi, Sandor Alexander (Kiskörös 1823 -Segesvar 1849) ; poète et défenseur de la liberté hongrois. Fils d'une famille pauvre de Slovaques (Petrovitch), P. se rend à Pest en 1838, après plusieurs années de scolarité agitées dans différentes villes de la grande plaine hongroise. Il s'essaie d'abord comme figurant au Théâtre national. Après un service militaire écourté pour des raisons de santé, il continue ses études à Papa ; il vit encore dans le dénuement au moment où ses premiers poèmes sont publiés et attirent déjà l'attention. L'oeuvre lyrique, véritablement « populaire », de ce poète national s'exprime dans une langue simple et parle d'amour et de patrie. Le patriotisme de P. allie l'idée de liberté à l'idée de l'indépendance politique de son pays. C'est pourquoi, en Hongrie, toutes les revendications de liberté s'exprimeront toujours en référence à P. Il joue un rôle déterminant dans le cercle des jeunes écrivains radicaux, qui tiennent leur quart ier général au café Pilwax à Pest. P. est en première ligne du mouvement du 15 mars 1848, au cours duquel les jeunes écrivains et les étudiants de l'université obtiennent de force la liberté de la presse, réquisitionnent la principale imprimerie et font paraître un manifeste en douze points sous le titre Ce que réclame la nation hongroise en même temps que l'hymne national de P. Les poèmes qu'il déclame sur les marches du Musée national enflamment les passions. Il est républicain par amour de la liberté et champion de l'indépendance par patriotisme. Plus lucide que Kossuth, dans un poème de 1848 il pose déjà la question : « Où se déroulera le prochain Mohacs ? » et part cependant au front comme capitaine. On ménage ce jeune poète génial mais de santé fragile et on lui épargne les combats. Il se dispute avec ses supérieurs et se rallie au général Bem, qui tente de le garder dans son entourage. Mais le poète disparaît à jamais au cours de la bataille de Segesvar. Mort pour la patrie à l'âge de vingt-six ans, il devient un véritable symbole.

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