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PERRET Jacques

PERRET Jacques. Ecrivain français. Né le 8 septembre 1901 à Trappes (Seine-et-Oise), fils d’un fonctionnaire, il fait des études aux lycées Montaigne et Louis-le-Grand, puis à la Faculté des Lettres à Paris d’où il sort avec le grade de diplômé d’études supérieures, il est devenu caporal de tirailleurs au Maroc, il a voyagé et séjourné dans de nombreux pays étrangers. C’est la guerre de 1939-45 qui, comme pour beaucoup d’autres écrivains, décide finalement de sa vocation et notamment les épreuves de sa capacité en Allemagne, qui le mettront en contact avec un microcosme humain et social tout à fait exemplaire. Il s’évadera en 1942 et il prendra le maquis en France. Cette expérience sur l’univers des prisonniers et sur les tragédies et comédies qu’il a connues, qu’il a éprouvées pendant près de deux années, il la relatera dans un ouvrage célèbre, Le Caporal épinglé (1947) où, à l’inverse de Francis Ambrière qui raconte par le détail la vie des prisonniers dans Les Grandes Vacances, il mêle les souvenirs aux rêveries, la poésie aux réalités. 11 sait regarder avec humour, avec férocité parfois, mais sans méchanceté, l’homme dépouillé de tous ses artifices qu’est devenu le prisonnier, l’homme nu dans sa vérité, sa grandeur et ses petitesses. Dès lors, Jacques Perret publie de nombreux romans où il montre son goût pour la vie, son sens très fort de l’existence, et aussi une sorte de pessimisme souriant ou féroce lorsqu’il parle de l’animal humain. Il obtient le prix Interallié pour Bande à part (1951). Il écrit également des nouvelles : Objets perdus (1949), La Bête Mahousse (1951), Histoires sous le vent (1953), Le Machin (1955), L’Oiseau rare (1959), observations sans concession sur la comédie humaine. Il livre aussi des chroniques comme Bâtons dans les roues (1953), cheveux sur la soupe (1954) et Salades de saison (1957) où il se montre un pamphlétaire très vif qui soulève le voile sur les faiblesses, les contradictions, les lâchetés apparentes de ses victimes. Ses prises de position au moment de l’affaire d’Algérie l’ont conduit à divers démêlés avec le Pouvoir. Mais la littérature l’a reconnu comme un de ces écrivains qui excellent dans la peinture bouffonne et cocasse de la vie. Jacques Perret a reçu en 1958 le Prix du Prince Rainier III de Monaco.

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