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PERCY Thomas

PERCY Thomas. Évêque, poète et éditeur anglais. Né à Bridgnorth (Shropshire) le 13 avril 1729, mort à Dromore (Irlande) le 30 septembre 1811. Son père et son grand-père étaient épiciers, mais il prétendait descendre de Percy, duc de Northumberland. Ayant fait de bonnes études à l’école de Bridgnorth, il obtint une bourse pour le Christ College d’Oxford (1746). Devenu « bachelor of Arts » en 1750 et « master of Arts » en 1753, il entra dans les ordres; son collège lui octroya la paroisse d’Easton Maudit dans le Northamptonshire, puis une autre paroisse. Il ne quitta l’Université qu’en 1756. En 1759 il épousa Anne Gutteridge. C’est alors qu’il commença sa carrière littéraire en éditant des traductions d’ouvrages chinois, puis les œuvres du duc de Buckingham et du comte de Surrey et, en 1763, d’anciennes poésies irlandaises en langue runique. Reliques de l’ancienne poésie anglaise, qui parut en 1765, est l’ouvrage qui le rendit célèbre. Il avait lui-même sauvé de la destruction, dans son enfance, une grande partie des poèmes qu’il édita. L’œuvre fut dédiée à la duchesse de Northumberland. Percy fut attaché à cette famille (à laquelle précisément il se disait apparenté) en qualité de chapelain et de précepteur du plus jeune fils. Il faisait de fréquents voyages à Londres, laissant sa femme et ses enfants à Easton Maudit. Il édita en 1768 Le Livre de raison du comte de Northumberland en 1512 [Household Book of Earl of Northumberland in 1512], et devint en 1769 le chapelain du roi George III, tandis que sa femme était nommée gouvernante du jeune duc de Kent. A Londres, il fréquenta les « clubs », notamment celui qu’avait fondé le peintre Reynolds (qui a laissé de Percy un beau portrait). Il y rencontra le Dr. Johnson et Oliver Goldsmith. Il avançait aussi dans la carrière ecclésiastique; doyen de Carlisle, il fut nommé évêque de Dromore en Irlande. Son tact et son esprit de tolérance lui firent traverser sans mal la révolution qui éclata dans l’île en 1798. Il vota pour l’Union en 1800. Devenu aveugle en 1803, il supporta avec courage son infirmité. Il fut enterré à Dromore et sa femme repose auprès de lui. De ses neuf enfants, deux fils seulement survécurent.. Thomas Percy était un fin lettré plutôt qu’un homme de lettres. Une « Société Percy » a été fondé en 1840. Outre les œuvres déjà citées, on peut noter : O Naney veux-tu venir avec moi ? [O Naney will you corne with me ?], poème à sa fiancée (1758), L’Ermite de Warkworth [The Hermit of Warkworth], ballade sur le Northumberland (1771), Essai sur l’origine du théâtre anglais [An Essay on the Origin of the English Stage, 1795].

♦ « Je ne crois pas qu'il existe actuellement un seul versificateur habile qui n’aurait pas la fierté de reconnaître ce qu’il doit aux Reliques. » Wordsworth. ♦ « Les Reliques sont un des livres les plus passionnants qui aient jamais été composés. » Walter Scott.

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