PEPYS Samuel
PEPYS Samuel. Mémorialiste anglais. Né le 23 février 1632 à Brampton près de Huntingdon, mort à Clapham (Londres) le 26 mai 1703. Les membres de sa famille s’étaient peu à peu élevés, au cours des siècles, à l’état de gentilshommes, mais son père se mésallia avec une fille du peuple. Le jeune Samuel fréquenta d’abord l’école de Huntingdon, puis le St. Pauls College de Londres avant d’être reçu, en 1650, au Trinity Hall de Cambridge où il obtint ses diplômes de « bachelor of Arts » en 1654 et de « master of Arts » en 1660. Le goût de la littérature semble avoir hanté ses années d’université puisqu’il écrivit alors un, long poème intitulé : L’Amour est une tricherie [Love is à Cheat], mais rien ne nous en est parvenu, car, par la suite, il en détruisit le manuscrit. Il épousa à Westminster, le 1er décembre 1655, Elizabeth Marchand de Saint-Michel, fille d’un huguenot français exilé, et vécut d’une pension que lui accordaient ses parents jusqu’à ce que son protecteur, Edward Montagu, le prît à son service comme secrétaire, en 1659, puis lui fît obtenir un poste à l’Office de la Marine. Ce dernier poste lui convint si parfaitement qu’il ne tarda pas à devenir l’un des meilleurs spécialistes des questions maritimes et se vit attribuer le Secrétariat à l’Amirauté, fonction qui lui permit de mettre de l’ordre dans les finances de la Flotte, d’assurer au mieux la solde des marins et la fabrication des équipements tout en faisant réaliser de sérieuses économies au Trésor. Cette réussite ne lui épargna cependant pas les ennuis, mais, appelé devant la Maison des Communes à justifier de son activité durant la guerre contre la Hollande, son rapport, loin de le disqualifier, augmenta considérablement son prestige. Ses ennemis ne désarmèrent pas pour autant, et sur l’accusation de trahison et de «papisme » le firent incarcérer à la Tour, en 1672; pourtant, aucune charge n’ayant pu être retenue contre lui, il fut réintégré dans ses fonctions. La même accusation lui valut d’être à nouveau emprisonné en 1679 et, quoique un non-lieu fût intervenu en sa faveur, il se démit de toutes ses charges le 21 mai 1679. Il reprit du service en 1682 et accompagna le duc d’York dans sa mission en Écosse; en 1684, il organisa l’évacuation de Tanger et en 1685 fut élu au Parlement. Il se démit une nouvelle fois de toutes ses fonctions le 9 mars 1689 et mena dès lors, jusqu’à la fin de ses jours, une vie complètement retirée. Il avait publié plusieurs volumes sur l’histoire et les affaires de la marine, mais son Journal, qui le fait ranger aujourd’hui parmi les plus grands écrivains de langue anglaise, ne fut révélé qu’en 1825.
♦ «Il n’y a pas de doute que son incomparable sincérité est plus profitable au lecteur que n’importe quel examen de conscience. » Walter Scott. ♦ « il semble qu Kl n ’ait eu d ’autre désir que de se montrer respectable et qu’il ait tenu un journal pour montrer qu’il ne l’était justement pas. » R. L. Stevenson.
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