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Zaïre (Congo-Kinshasa) (1991-1992): Débâcle économique et financière

Publié le 21/09/2020

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« Zaïre (Congo-Kinshasa) (1991-1992): Débâcle économique et financière Trois grands titres ont fait la "une" de l'actualité du Zaïre pendant l'année 1991-1992: la mise en route du multipartisme à partir de janvier 1991, le lancement d'une conférence nationale "souveraine" en août et, surtout, les pillages et saccages des principales agglomérations zaïroises en septembre-octobre 1991, qui ont abouti à l'effondrement de l'appareil financier et économique du pays. Le multipartisme, sanctionné par une ordonnance présidentielle de décembre 1990, qui annulait le tripartisme annoncé par le chef de l'État, Mobutu Sese Seko, le 24 avril 1990, a d'emblée engendré une prolifération de petits partis: leur nombre est passé de 70 en février 1991 à plus de 200 à la fin de l'année.

Seules quelques formations sont apparues être significatives (UDPS - Union pour la démocratie et le progrès social -, UFERI - Union des fédéralistes et républicains indépendants -, PDSC - Parti démocrate social-chrétien -, UDI - Union des démocrates indépendants -, FCN - Front commun des nationalistes), du fait de la qualité de leurs dirigeants, pratiquement tous anciens barons du régime, les autres partis n'étant que des groupes formés par des petits chefs politiques et leur clientèle (familiale) immédiate, la plupart ne survivant que par le biais des per diem (allocations journalières) distribués généreusement aux participants à la conférence nationale. Le démarrage de celle-ci, en août 1991, fut particulièrement ardu.

L'opposition, rassemblée conjoncturellement dans une succession de "fronts" aux contours flous (Front uni de l'opposition, Union sacrée, etc.), se battit pendant deux mois pour obtenir non pas une commission nationale où seraient discutées les grandes orientations de la IIIe République, ainsi que l'envisageait le pouvoir en place, mais une conférence nationale qui aurait été souveraine et surtout aurait pu faire le procès de la IIe République, comme au Bénin et au Congo.

Elle obtint partiellement gain de cause, mais la conférence "souveraine" ne pourrait toucher aux matières régies par la Constitution dite transitoire, votée au Parlement en juin 1990.

Cela signifiait que tout gouvernement de transition - il y en eut quatre en 1991 - continuerait à être nommé par le chef de l'État et non par la conférence et que cette dernière ne pourrait mettre un terme au mandat du président de la République (qui venait à expiration le 4 décembre 1991). Dès les premiers jours de la conférence, ouverte le 7 août 1991, les travaux des séances plénières durent être interrompus à la suite de contestations survenues à propos d'irrégularités flagrantes dans la confection des listes des délégués. L'opposition radicale, qui prétendait rassembler une centaine de partis, cria à la manipulation, tandis que les associations civiles et les Églises se plaignaient d'être sous-représentées. Le poids du régionalisme Interrompus à la mi-août, les travaux de la conférence ne redémarrèrent effectivement qu'en décembre 1991, après de longues tractations occultes sur la. »

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