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Ukraine (2000-2001): Brusque montée de tension

Publié le 30/09/2020

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« Ukraine (2000-2001): Brusque montée de tension Alors que l'élection présidentielle de novembre 1999 avait semblé devoir entraîner une stabilisation politique et économique de l'Ukraine et que la formation du gouvernement du Premier ministre Viktor Youchtchenko devait engager le pays sur la voie de l'économie de marché et de la privatisation, l'année 2001 a été marquée par une crise politique majeure. La fin de l'année 2000 a vu l'Ukraine renouer avec la croissance malgré la suspension des crédits alloués par le FMI à l'automne 1999.

Mais décembre 2000 aura vu une brusque montée de la tension avec la mise en cause du président Leonid Koutchma dans le meurtre d'un journaliste d'opposition, Gueorguy Gongadze.

Ce n'est pas la première fois que la Présidence était soupçonnée d'utiliser des méthodes répressives peu compatibles avec ses prétentions démocratiques mais cette allégation a considérablement contribué à affaiblir le pouvoir présidentiel à un moment où les politiques de réformes économiques entraient dans une période cruciale et où la puissance de la Russie se réaffirmait. Face à l'opposition résolue des communistes et des autres partis de gauche, L. Koutchma était parvenu à obtenir, en janvier 2000, l'appui d'une fragile coalition de 241 députés sur 450.

Mais après une crise parlementaire qui semblait devoir être tranchée par le référendum du 16 avril 2000, lequel a vu les électeurs approuver avec plus de 80 % des suffrages les quatre questions permettant de limiter le rôle des parlementaires dans la vie politique, les conditions semblaient réunies pour créer un système présidentialiste proche de celui mis en place en Biélorussie ou en Russie.

Mais la consultation a été contestée par le Conseil de l'Europe, et une fraction suffisamment importante de députés ukrainiens a finalement refusé d'entériner les réformes institutionnelles.

Le scandale de la disparition puis de l'assassinat du journaliste d'opposition G.

Gongadze a ensuite permis au leader socialiste Oleksandr Moroz de mobiliser une partie notable de l'opinion contre le président, accusé de meurtre et de corruption.

Finalement, L.

Koutchma a sacrifié V.

Youchtchenko et a fait nommer à sa place Anatoli Kinakh, un représentant du lobby des entrepreneurs plutôt méfiant à l'égard du marché dérégulé. C'était donc un président affaibli qui se trouvait confronté aux réticences des États occidentaux et du FMI envers un pays jugé instable et ayant trop longtemps hésité à mettre en œuvre une stratégie économique claire.

La politique "multivectorielle" d'équilibre entre les pays occidentaux et la Russie, qui avait permis d'éviter la cassure entre l'ouest du pays plutôt nationaliste et l'est tenté par le communisme, s'est aussi heurtée aux pressions de Moscou, laquelle s'est montrée désireuse de récupérer une partie de la dette énergétique due par l'Ukraine et de donner à la CEI (Communauté d'États indépendants) un contenu plus substantiel.

Cette pression était d'autant plus forte que la Russie a réussi finalement à obtenir de l'Allemagne puis de la Pologne la possibilité de contourner l'Ukraine par la Biélorussie pour acheminer vers l'Europe occidentale le gaz des champs de Yamal.

Kiev était donc en train de perdre une partie des voies de transit énergétique russe vers l'Europe occidentale et ses capacités de pression sur Moscou s'en trouvaient diminuées.. »

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