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Sartre (1905-1980): LA CONSCIENCE

Publié le 19/06/2020

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« A. La conscience de quelque chose ? La conscience n'est pas une sphère close sur elle-même, ne connaissant que ses propres modifications, et dont le rapport avec le monde constituerait un problème. La conscience est essentiellement relation à autre chose qu'elle-même. Toute conscience est conscience de quelque chose. Il n'y a pas de conscience de soi sans conscience d'autre chose. « Penser à rien » est impossible. ? La conscience ne contemple pas en elle-même des images qu'elle devrait ensuite rapporter aux choses qui en seraient les causes (cf. fiche 24). La conscience est immédiatement en prise avec le réel. « Connaître, c'est “s'éclater vers", s'arracher à la moite intimité gastrique pour filer là-bas, par-delà soi, vers ce qui n'est pas soi » (Situation, I). ? Mais la conscience est toujours en même temps conscience de soi ; c'est-à-dire qu'elle est toujours à la fois conscience de quelque chose et conscience de cette saisie elle-même (sinon on aurait conscience des choses sans en être conscient, ce qui est absurde). B. La conscience de soi ? Je vois une pomme. Pour que je sois conscient de cette perception, il faut que je sois conscient d'être conscient de la pomme. Mais si je suis conscient de ma conscience de voir la pomme de la même manière que je suis conscient de la pomme, le problème est repoussé sans être résolu. Il faut que je sois conscient de cette deuxième conscience, et ainsi indéfiniment. ? Or, de fait, je suis conscient. C'est donc qu'il y a une conscience de soi d'un autre type que la conscience de quelque chose, une conscience non réflexive, une conscience de soi immédiate, sans distance ni réflexion, qui accompagne toute conscience réflexive de quelque chose. ? Lorsque je réfléchis à quelque chose, je sais que j'y réfléchis, sans que cela signifie que je réfléchisse au fait que je réfléchis, auquel cas on ne pourrait jamais penser à rien ! L'objet apparaît toujours à une conscience qui elle-même est présence à soi irréfléchie. Elle est la transparence à soi absolue qui définit la conscience. ...»

« Sartre (1905-1980) LA CONSCIENCE L a conscience est l'intuition première de Sartre.

Penser dans sa radicalité ce camctère spécifique de l'homme, qui le met à distance des choses et de lui--même, conduit Sartre à remettre en cause certaines conceptions traditionnelles de l'imagination et de l'affect.ivité.

1.

Les deux faces de la conscience A.

La conscience de quelque chose ■ La conscience* n'est pas une sphère close sur elle-même, ne connaissant que ses propres modifications, et dont le rapport avec le monde constituerait un problème.

La conscience est essentiellement relation à autre chose qu'elle-même.

Toute conscience est conscience de quelque chose.

Il n'y a pas de conscience de �TIt\9S\t>TS\>K@S>@t?9`]Ye cho�@$tht7@S\@YtmtYK@Stkt@\]tKQVT�K=N@. ■ La con�>K@S>@ ne contemple pas en elle-même des images qu'elle devrait en�`K]@ rapporter aux choses qui en �@Y9K@S] les causes (cf.

fiche 24).

La conscience est immédiatement en prise avec le réel. « Connaître, c'est "s'éclater vers", s'arracher à la moite intimité gastrique pour filer là-bas, par-delà soi, vers ce qui n'est pas soi» (Situation, 1). ■ Mais la conscience est toujours en même temps conscience d e soi ; c'est-à-dire qu'elle est toujours à la fois conscience de quelque chose et conscience de cette saisie elle-même (sinon on aurait conscience des choses sans en être conscient, ce qui est absurde). B.

La conscience de soi 11 Je vois une pomme.

Pour que je sois conscient de cette perception, il faut que je sois conscient d'être conscient de la pomme.

Mais si je �`K conscient de ma con�>K@S>@t?@taTKYtN9tVTQQ@t?@tN9tQrQ@tQ9SKoY@tX`@ je suis conscient de la pomme, le problème est repoussé sans être résolu.

Il faut que je sois conscient de cette deuxième conscience, et ainsi indé­finiment.

■ Or, de fait, je suis conscient.

C'est donc qu'il y a une con�>K@S>@t?@t\Ti d'un autre type que la con�>K@S>@t?@tX`@NX`@t>HT\@t`S@ conscience non réflexive, une conscience de soi immédiate, sans distance ni réflexion, qui accompagne toute conscience réflexive de quelque chose. ■ Lorsque je réfléchis à quelque chose, je sais que j'y réfléchis, sans que cela signifie que je réfléchisse au fait que je réfléchis, auquel cas on ne pourrait jamais penser à rien ! L'objet apparaît toujours à une conscience qui elle-même est présence à soi irréfléchie.

Elle est la transparence à soi absolue qui définit la conscience.. »

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