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République tchèque (2001-2002): Un certain réveil du nationalisme

Publié le 21/09/2020

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« République tchèque (2001-2002): Un certain réveil du nationalisme La sensibilité parfois maladive des Tchèques envers leurs voisins s'est une nouvelle fois manifestée, à la fois dans la représentation politique et dans la population, surtout la plus âgée.

Les attaques de l'extrême droite autrichienne ou celles des Bavarois conservateurs relatives à l'expulsion des Allemands de la région des Sudètes après la Seconde Guerre mondiale ont provoqué de gros remous et un réveil certain des démons du nationalisme.

L'exploitation conservatrice de la «défense des intérêts nationaux» dans la campagne en vue des législatives de juin 2002 et dans la préparation de l'intégration de la République tchèque à l'Union européenne (UE) n'a guère amené d'eau au moulin de la culture démocratique dans le pays.

Peu de courants politiques se sont souciés de ce que supposait la défense des réels intérêts nationaux, par exemple une réforme substantielle de l'éducation nationale : en 2002, le budget de l'enseignement représentait 3,8 % du PIB (contre 6 % pour la moyenne européenne) ; l'accès à l'enseignement supérieur ne concernait que 35 % de bacheliers ; et seulement 60 % de jeunes entre 15 et 19 ans pouvaient être scolarisés dans des établissements du second degré. Toutefois, l'évolution économique du pays a été plutôt favorable : en 2001, le PIB a augmenté de 3,6 %, surtout grâce à l'accroissement des investissements étrangers ; l'inflation était réduite à 3,2 % en avril 2002 ; au cours du premier trimestre 2002, la croissance de la production industrielle a été de 4,1 % ; et les salaires réels ont augmenté régulièrement.

Mais le nombre de chômeurs a continué à progresser, atteignant en avril 2002 8,8 % des actifs.

Par ailleurs, la population a continué de vieillir, le nombre des décès étant depuis huit ans supérieur à celui des naissances. En 2001, une grande réforme de l'administration est entrée en vigueur avec la suppression des districts et la création de quatorze régions, dirigées par des conseils régionaux élus et disposant d'un budget décentralisé.

L'«ouragan législatif» s'est poursuivi et il ne manquait plus que le vote de trente-trois lois, objectif accessible avant la fin de 2002, pour que s'harmonise complètement la législation du pays avec celle de l'UE. Le résultat des élections législatives de juin 2002 pouvait considérablement modifier la façon de gouverner le pays.

Le Parti social-démocrate tchèque (CSSD), qui en est sorti vainqueur, avait pendant quatre ans dirigé un gouvernement minoritaire qui s'était maintenu au pouvoir grâce à un étrange accord conclu avec son principal adversaire, le Parti démocratique civique (ODS).

Avec 30,20 % des voix et 70 députés, il a pu créer un gouvernement majoritaire de centre gauche, en se liant avec la Coalition des démocrates-chrétiens et de l'Union de la liberté qui a recueilli 14,27 % des voix (31 députés).

Ainsi l'ODS, avec ses 24,47 % (58 sièges), et le Parti communiste de Bohême et de Moravie (18,51 %, 41 sièges) ont-ils formé l'opposition.. »

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