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Ouzbékistan (2001-2002): L'opposition armée anéantie avec les taliban

Publié le 20/09/2020

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« Au début de l'année 2001, l'Ouzbékistan se trouvait isolé sur la scène internationale.

Les États-Unis critiquaient l'autoritarisme croissant du régime du président Islam Karimov, engagé dans une répression tous azimuts contre son opposition, le FMI avait fermé son bureau de Tachkent et la Russie avait accru son soutien au Kirghizstan, avec qui les tensions frontalières avaient augmenté (en particulier à propos du statut des enclaves ouzbèkes de Sokh et de Shaimardan).

Pour sortir de son isolement, le 14 juin 2001, Tachkent a rejoint le groupe dit «Shanghaï cinq» (rebaptisé OCS - Organisation de la coopération Shanghaï), créé en 1996 par la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et la Chine pour débattre des questions de frontières et de stabilité régionale.

Mais le 11 septembre 2001, en Ouzbékistan comme ailleurs, a tout changé.

Par sa position centrale, l'Ouzbékistan était indispensable à Washington pour utiliser l'espace aérien d'Asie centrale et positionner des troupes en vue d'intervenir en Afghanistan.

Dès le 27 septembre, le général américain Tommy Franks, chef du Centcom (Commandement central américain), débarquait à Tachkent pour mettre au point la coopération.

Les forces américaines se sont établies à Karshi et à Termez, dans le sud du pays. L'Ouzbékistan a ainsi pu faire réduire par les bombardiers américains l'opposition armée islamiste ouzbèke retranchée en Afghanistan. Les troupes du Mouvement islamique d'Ouzbékistan (MIO), qui avaient quasiment fusionné avec les volontaires arabes du chef de réseau terroriste Oussama ben Laden, se sont trouvées en effet «coincées» à Kunduz et ont été écrasées sous les bombes américaines autour du 25 novembre 2001.

Leur chef, Joma Namangani, a été tué.

L'Ouzbékistan s'est ainsi trouvé sans coup férir débarrassé de son opposition armée, tandis que l'ancien protégé de Tachkent, le général afghan d'ethnie ouzbèke, Rachid Doustom, reprenait en partie le pouvoir à Mazar-i-Charif.

Mais Tachkent ne s'est jamais départi d'une grande réserve envers l'Afghanistan.

Ni l'aide humanitaire occidentale à destination des Afghans ni les troupes françaises qui ont atterri en Ouzbékistan en novembre 2001 n'ont été autorisées à franchir le pont de Termez sur l'Amou-Daria.

En même temps, l'Ouzbékistan n'a guère bénéficié de l'état de grâce lié à sa collaboration avec les États-Unis, se retrouvant, dès le printemps 2002, sous le feu des critiques américaines pour son refus de toute ouverture politique.

Enfin le second parti d'opposition islamique, le Hizb ul-Tahrir, qui a refusé de se lancer dans l'action armée, a gardé toute son influence dans la jeunesse ouzbèke.. »

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