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Methode de commentaire, l'ecole des femmes, Molière - scène 2 de l’acte III

Publié le 09/01/2022

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« S’entrainer à l’exercice du commentaire Dans L’École des femmes, comédie en cinq actes et en vers créée en 1662, Molière met en scène un barbon, homme d’âge mûr, qui a enfermé depuis ses 4 ans la jeune Agnès à l’abri du monde, dans un couvent, afin de la préserver de tous les dangers et qu’elle ne soit pas gâtée par la vie en société.

Dans la pièce, Arnolphe pense ainsi se prémunir du danger d’être trompé par celle qu’il destine à devenir sa femme.

Dans la scène 2 de l’acte III, Arnolphe annonce son intention à Agnès, sortie du couvent à 16 ans..

ARNOLPHE, assis .

Agnès, pour m'écouter, laissez là votre ouvrage : Levez un peu la tête, et tournez le visage : (Mettant le doigt sur son front.) Là, regardez-moi là durant cet entretien ; Et, jusqu'au moindre mot, imprimez-le-vous bien.

5 Je vous épouse, Agnès ; et, cent fois la journée, Vous devez bénir l'heur de votre destinée, Contempler la bassesse où vous avez été, Et dans le même temps admirer ma bonté, Qui, de ce vil état de pauvre villageoise, 10 Vous fait monter au rang d'honorable bourgeoise, Et jouir de la couche et des embrassements D'un homme qui fuyait tous ces engagements, Et dont à vingt partis, fort capables de plaire, Le coeur a refusé l'honneur qu'il veut vous faire.

15 Vous devez toujours, dis-je, avoir devant les yeux Le peu que vous étiez sans ce noeud glorieux, Afin que cet objet d'autant mieux vous instruise, A mériter l'état où je vous aurai mise, A toujours vous connaître, et faire qu'à jamais 20 Je puisse me louer de l'acte que je fais.

Le mariage, Agnès, n'est pas un badinage : A d'austères devoirs le rang de femme engage ; Et vous n'y montez pas, à ce que je prétends, Pour être libertine et prendre du bon temps.

25 Votre sexe n'est là que pour la dépendance : Du côté de la barbe est la toute-puissance.

Bien qu'on soit deux moitiés de la société, Ces deux moitiés pourtant n'ont point d'égalité ; L'une est moitié suprême, et l'autre subalterne ; 30 L'une en tout est soumise à l'autre, qui gouverne ; Et ce que le soldat, dans son devoir instruit, Montre d'obéissance au chef qui le conduit, Le valet à son maître, un enfant à son père, A son supérieur le moindre petit frère, 35 N'approche point encor de la docilité, Et de l'obéissance, et de l'humilité, Et du profond respect où la femme doit être Pour son mari, son chef, son seigneur et son maître.

Lorsqu'il jette sur elle un regard sérieux, 40 Son devoir aussitôt est de baisser les yeux, Et de n'oser jamais le regarder en face Que quand d'un doux regard il lui veut faire grâce.

C'est ce qu'entendent mal les femmes d'aujourd'hui ; Mais ne vous gâtez pas sur l'exemple d'autrui.

45 Gardez-vous d'imiter ces coquettes vilaines Dont par toute la ville on chante les fredaines, Et de vous laisser prendre aux assauts du malin, C'est-à-dire d'ouïr aucun jeune blondin.. »

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