Databac

Mazarin

Publié le 16/05/2020

Extrait du document

Ci-dessous un extrait traitant le sujet : Mazarin Ce document contient 3965 mots soit 9 pages. Pour le télécharger en entier, envoyez-nous un de vos documents grâce à notre système gratuit d’échange de ressources numériques. Cette aide totalement rédigée en format pdf sera utile aux lycéens ou étudiants ayant un devoir à réaliser ou une leçon à approfondir en Histoire-géographie.

« Homme d'Etat et cardinal français, il contrôle le gouvernement jusqu'à la majorité de Louis XIV et contribue à fairede la France la plus grande puissance européenne.

De son vrai nom Giulio Mazarini, Jules Mazarin naît le 14 juillet1602 à Pescina, en Italie, et meurt en 1661.

Eduqué par les Jésuites, il est nommé émissaire papal en France en1634.

Il est alors sous l'influence du cardinal de Richelieu, qu'il aide secrètement contre les Habsbourg d'Espagne etd'Autriche pendant la guerre de Trente Ans.

Il devient sujet français en 1639.

Il est récompensé en 1641 par LouisXIII qui demande au pape de le nommer cardinal.

A la mort de Louis XIII (1643), Anne d'Autriche, veuve du roi, lenomme ministre principal et tuteur de Louis XIV, âgé de cinq ans.

Il poursuit alors la politique absolutiste deRichelieu.

Sa victoire dans la guerre de Trente Ans affaiblit la dynastie des Habsbourg et permet à la Franced'annexer l'Alsace.

Mais il reste insensible au mécontentement de la population provoqué par la disette et par lestaxes élevées dues à la guerre.

En 1648, il a la maladresse de faire arrêter un magistrat, ce qui déclenche unerévolte à Paris et un complot des nobles; c'est le début de la Fronde.

La haine contre Mazarin réunit alors le peupleet la noblesse dans une lutte de cinq ans contre l'absolutisme royal.

Mazarin s'enfuit en Allemagne, d'où il dirige lesreprésailles contre les insurgés.

De retour aux affaires en 1653, il se consacre à l'éducation de Louis XIV.

Amateurd'art, joueur invétéré, il amasse une fortune.

Il introduit l'opéra italien à la cour, fonde le Collège des Quatre-nations(aujourd'hui Institut de France) et ouvre sa bibliothèque au public.

Le couronnement de sa carrière est le traité desPyrénées (1659) qui met un terme à la guerre avec l'Espagne, donne à la France les provinces d'Artois et duRoussillon et donne une épouse espagnole à Louis XIV, assurant par là à la France un droit de succession surl'Empire espagnol.

Il meurt le 9 mars 1661 à Vincennes, léguant à Louis XIV une bonne connaissance de ce qu'estl'absolutisme, des conseillers compétents (Jean-Baptiste Colbert en particulier) et les grandes lignes d'une politiquequi vise à établir l'hégémonie de la France en Europe.

Mazarin L'entrée de Mazarin dans l'Histoire a été tardive.

En un siècle où les “ espoirs ” de l'Église débutent dans la carrièrevers l'âge de vingt ans, Mazarin, à vingt-six ans, n'a pas encore commencé la sienne.

C'est que le destin s'estingénié à contrarier l'essor du jeune Giulio.

Mazarin a Rome pour patrie, mais il voit le jour le 14 juillet 1600, enterritoire espagnol, à Pescina, dans les Abruzzes.

Il a des goûts de grand seigneur, mais une famille besogneuse.

Il ahorreur des dossiers et des lois, mais l'administration, où s'est distingué son père, semble pour lui la voie normale.

Ilest appelé à servir la France, mais tout le pousse vers l'Espagne : ses protecteurs (les Colonna, les Sacchetti), sespremières découvertes, ses premiers succès.

L'armée le tenterait, mais sa compagnie est dissoute avant d'avoircombattu.

Il n'a aucune vocation religieuse, mais bientôt, pour obéir au pape, il sera contraint de se faire d'Église,sans d'ailleurs aller jamais au-delà de la tonsure.

A-t-il alors conscience de ses immenses capacités ? Nul ne le sait.A vingt-cinq ans, il s'use à nourrir les siens, fastueusement pour ses moyens, et à faire le joli cœur avec la jeunessedorée de Rome.

Sa forte personnalité s'adapte mal aux structures sociales de son temps et au rang subalterne qu'ila reçu en naissant.

Puis, soudain, au moment où, par résignation, il s'oriente vers le droit (avril 1628), il part, ensurnombre, obscurément, pour la Lombardie où son protecteur Sacchetti est envoyé en mission par le pape.Pendant un an, comme un correspondant de guerre, il suit les incidents du siège de Casal.

Enfin c'est l'envol.

Ilremplace, par hasard, son maître rappelé à Rome (juillet 1629).

Et, par une progression insensible, le pseudo-secrétaire qu'il était s'élève au rang de ministre du pape.

A force d'ardeur, d'ouverture d'esprit, de courage,négociant ici et là, dans des conditions souvent ingrates et périlleuses, il rencontre les plus grands personnages,entre autres Richelieu.

Connu dans les chancelleries, il devient célèbre le 26 octobre 1630.

En s'interposant ce jour-là entre les armées française et espagnole, prêtes à s'entre-tuer devant Casal, en sauvant miraculeusement la paix,il accomplit une prouesse insigne et fait figure de héros dans l'Europe entière.

Longtemps suspect à Richelieu, parses allées et venues entre les divers camps, il est “ canonisé français ” lorsque, grâce à son entremise, des accordssecrets aboutissent à la cession à la France de Pignerol, l'une des portes de l'Italie (1632).

Mais il s'est compromisvis-à-vis des Espagnols qui jurent de le perdre.

Urbain VIII n'est de taille ni à défendre ni à retenir son serviteur.

Leshonneurs qu'il lui confère comme la prélature, les emplois qu'il lui confie, comme la vice-légation d'Avignon et unenonciature extraordinaire en France, d'ailleurs vouée à l'échec (1634-1636), ne sont pas de nature à combler lesambitions et les impatiences de Mazarin.

La grande décision est prise : Mazarin quitte Rome (décembre 1639) et sefixe en France.

Au bout de deux ans, il est créé cardinal (1641).

Dès l'année suivante, il succède à celui auquel ildoit tout et qu'il a tant admiré : Richelieu.

Curieuse situation que celle de cet Italien, parvenu en France à ladirection des affaires ! Mais quel homme extraordinaire ! On ne sait ce qui prédomine en lui de la puissance detravail, de l'ardeur dans l'action, de la maîtrise de soi, de l'absence totale de vanité, de la richesse d'invention, de lalucidité qui met à nu l'adversaire, de la faculté de dédoublement qui permet d'adopter des points de vue opposés etd'analyser les dossiers sous tous leurs angles.

Et sur un fond d'avarice qui ternit l'image, des traits de caractère,rares à son époque : le goût de la tolérance, l'horreur de verser le sang et l'oubli des injures.

Rome l'a marquéprofondément en développant en lui l'art de s'insinuer, l'habileté, la dissimulation, la science du compromis, maisaussi le sens de l'humain.

Il en retiendra également l'usage de puiser largement dans le trésor du maître.

La France,qui l'a étonné par sa richesse en hommes et en argent, et l'a séduit par le brillant de l'esprit, l'ordre des cérémonieset pourquoi ne pas le dire ? la qualité de la table, lui a montré l'utilité des décisions rapides et fortes, sans leconvertir (hélas pour ses lecteurs !) à la concision du discours, ni à la pureté du style.

“ Ma langue n'est pas sibonne française comme mon cœur ”, avoue-t-il lui-même un jour.

Tel est le successeur, pour mieux dire, lecontinuateur de Richelieu.

Durant son ministère, Richelieu “ a jeté les fondements de l'État ”, mais, à l'intérieurcomme à l'extérieur, son œuvre est inachevée.

Tant que Louis XIII demeure en vie, elle n'est pas remise en cause.Tout peut changer sous un nouveau règne Les victimes du gouvernement précédent, les “ martyrs ” comme on lesappelle, vont revenir en force avec des désirs de revanche.

Afin de réaliser le programme de Richelieu, au besoin leparfaire, une triple tâche attend Mazarin : sauvegarder l'absolutisme, terminer glorieusement la guerre, créer ledécor d'une civilisation originale.

Pour Mazarin comme pour Richelieu, l'absolutisme est un dogme.

Venant d'un paysoù l'autorité du maître (quoique de nature différente, puisqu'il s'agit à Rome de gérontocratie viagère) est, elle-. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles