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Madame de Caillavet1844-1910L'événement capital de sa vie fut sa liaison, orageuse et toujours inquiète, avec AnatoleFrance.

Publié le 22/05/2020

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« Madame de Caillavet 1844-1910 L'événement capital de sa vie fut sa liaison, orageuse et toujours inquiète, avec Anatole France.

Cette femme, sceptique et moqueuse, souffrit les tourments d'une Julie de Lespinasse.

“ La Société, écrit-elle, est une maison de force qui ne lâche guère ses détenus. Enfin, il nous reste les joies hâtives et dérobées, telles qu'en peuvent connaître les prisonniers.

Tâchons de nous en contenter, car elles ont leur ivresse suprême.

” Fille d'un banquier israélite, d'origine autrichienne, Léontine-Charlotte Lippmann naquit à Paris le 14 juin 1844.

Sa mère, née Frederica K œ nigswarter, appartenait, elle aussi, à une famille d'outre-Rhin installée à Paris depuis la Révolution.

L'éducation de la jeune fille fut très soignée : elle étudia l'allemand, l'italien, la philosophie, parcourut l'Europe et apprit à jouer la comédie dans les salons.

En 1867, elle épousa Albert Arman de Caillavet, fils d'un armateur, député de la Gironde.

Ce mari était chimérique et joueur.

La naissance d'un fils (qui sera l'auteur dramatique Gaston Arman de Caillavet), ne réussit pas à maintenir l'union entre des époux mal assortis, et, sans qu'il y eût divorce, chacun reprit son indépendance.

De bonne heure, Mme de Caillavet eut l'ambition de créer un “ salon ”, qui pût rivaliser celui de Mme Aubernon, sa devancière.

Lorsqu'elle s'installa, en 1878, dans l'hôtel du 12 avenue Hoche, elle possédait déjà de nombreux amis dans le monde des Lettres et des Arts.

Mais composer d'agréables dîners avec des convives de choix, organiser des réceptions, cela ne pouvait suffire à la jeune femme Elle se jeta dans des intrigues sentimentales et crut un moment avoir trouvé le guide rêvé en la personne de Victor Brochard, professeur de philosophie.

Cependant, depuis plusieurs années, elle connaissait aussi Anatole France, qui n'avait pas encore la grande notoriété et qui lui faisait une cour discrète.

Fin 1888, le destin les rapprocha.

Ils avaient, l'un et l'autre, largement passé la quarantaine, mais la passion leur insuffla une jeunesse nouvelle.

L' œ uvre d'Anatole France porte la marque de cet amour et la vie de Mme de Caillavet en fut bouleversée.

Ce ne fut pas un attachement paisible.

La trace de ses fureurs subsiste dans maintes lettres intimes.

Anatole France compose alors les livres qui le rendront illustre : Thaïs, Le Lys rouge. On a dit que son inspiratrice le contraignait littéralement à travailler : disons plutôt qu'elle sut faire naître en lui l'enthousiasme, la confiance qui lui permirent peut-être de se surpasser.

Après 1890, Anatole France ayant divorcé, la liaison prit un caractère semi-officiel.

Mme de Caillavet donna à l'écrivain le goût des voyages, l'entraîna chaque année, non seulement dans sa maison girondine, à Capian, mais à travers l'Europe. En Italie, en Grèce, en Autriche, on rencontra le couple célèbre : lui, grand et robuste, souriant dans sa barbiche d'argent ; elle, petite, aux formes alourdies, avec de la rêverie dans ses yeux bleus, dissimulant sous le henné la blancheur des cheveux.

Ils vieillirent. France parut se détacher et Mme de Caillavet souffrit toutes les affres de la jalousie. Survint enfin cette fatale année 1909 où le maître, impatient, voulut entreprendre seul un voyage en Argentine, au cours duquel il s'attarda dans une idylle de rencontre.

Informée de l'aventure, Mme de Caillavet tenta de se suicider.

Quand Anatole France reparut, après trois mois d'absence, l'état de sa vieille amie était alarmant.

Elle pardonna, mais elle avait été durement ébranlée.

Pendant quelques mois, on la disputa à la mort ; elle s'éteignit à Paris en janvier 1910.

Ainsi mourut d'amour celle dont Anatole France a pu dire : “ Tu étais mon bon génie, oui, tendre ou violente, tu étais mon bon génie et tu me laisses sans force, sans intelligence, sans bonté.

Tu te trompas parfois, mais ta volonté fut toujours droite et forte.

”. »

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