L'inconscient, niveau terminal
Publié le 12/02/2026
Extrait du document
«
L’inconscient psychique: Introduction à la théorie freudienne.
La notion d’inconscient psychique n’est pas recevable dans le cadre de la psychologie à la
première personne.
Si je définis la psychologie comme étude de la conscience, telle que le fait
Descartes, j’exclue a priori la notion même d’inconscient : les termes sont contradictoires, par
définition.
Explication : l’étude de la conscience suppose les qualités de la conscience (Descartes et le cogito )
Dans ce contexte, tout ce qui serait psychique serait conscient et tout ce qui serait conscient ne
pourrait qu’être psychique.
Équivalence des termes : âme, conscient et psychisme.
Par suite, tout ce
qui serait « inconscient » ne pourrait effectivement qu’être physiologique.
En conséquence, il n’y a
pas de psychologie chez Descartes, il y a seulement une métaphysique de l’âme (la pensée) et une
physiologie des passions CF : – Le traité des passions de l’âme, où Descartes traite précisément de
l’influence du corps sur l’âme.
Le corps cartésien s’occupe de tout ce qui échappe à la conscience : • Réflexes, • Passions
involontaires •Mouvements automatiques… Tout cela n’appartient pas à l’esprit, mais au mécanisme
corporel, littéralement une machine raffinée.
C’est quasiment un ancêtre de l’« inconscient », mais…
non psychique !
Conséquences : la logique du système cartésien ne laisse pas de place à une notion telle que
l’inconscient psychique.
Comme le dira plus tard Alain : « savoir, c’est savoir que l’on sait » ou encore
Sartre : « il n’y a pour une conscience qu’une façon d’exister, c’est d’avoir conscience qu’elle existe ».
Pour que le concept d’inconscient psychique soit possible, il faudra donc adopter une autre
définition de la psychologie.
Elle est science du comportement.
Ainsi, nous pouvons parler
d’inconscient psychique sans nous contredire : un comportement qui est ou devient inconscient ne
cesse pas pour autant d’être un fait psychique !
À retenir : Chez Descartes, il n’y a pas d’inconscient psychique.
C’est une contradiction dans les
termes.
Le contraire de la conscience, l’inconscient, qui ne peut être pas être conscient de lui- même
par définition …Cela reviendrait à dire : « Je pense sans penser », ou « il y a de la pensée où je ne
pense pas ».
Contradiction pure dans le cadre de la pensée cartésienne.
Freud, éviter le parallélisme, il va poser l’inconscient dans le psychisme.
Là où Descartes dirait : « Ce dont tu n’es pas conscient vient du corps ».
Freud dit au contraire : « Ce dont tu n’es pas conscient… vient du psychisme lui-même.
»
Conclusion
Passer de Descartes à Freud, c’est passer d’une philosophie de la conscience transparente à une
pensée du sujet traversé par un inconscient psychique.
Ce qui était « mécanique » chez Descartes devient « psychique » chez Freud : une véritable rupture
conceptuelle.
Comment cette révolution s’effectue-t-elle et quelles seront ses conséquences sur
notre façon de penser l’homme, après Freud ?
L’INCONSCIENT PSYCHIQUE
A.
L’hypothèse de l’inconscient psychique : toute production psychique a son sens.
Parler seulement de conscience spontanée, directe ou voire d’un préconscient (mémoire- oubli) n’est
pas suffisant pour Freud.
Pris en ces termes, l’inconscient devient le négatif en quelque sorte de la
conscience.
Or, pour Freud, l’inconscient psychique n’est pas le simple négatif de la conscience, mais
une force active, une pensée en acte dont le fonctionnement obéit à des lois, règles spécifiques et
distinctes de celles auxquelles est soumise la pensée consciente.
La découverte de l’inconscient s’accomplit donc ici de façon décisive et radicale avec la dépossession
du sujet à travers la question de sa souveraineté.
Chez Descartes et avec Descartes, le sujet est «
ROI », souverain.
Il est conscient de ses actes, de ses désirs.
Il est responsable de lui-même et
contrôle de soi.
Être responsable, c’est répondre de soi.
C’est ce pouvoir même que la conscience
morale témoigne lorsqu’elle juge ou condamne, affirmant la possibilité d’une maîtrise de soi…
Or, Freud en affirmant qu’une majeure partie de nos actes mais aussi de nos pensées, désirs,
échappent à la conscience et sont par conséquent inconscients, nie la toute-puissance du sujet.
Que le psychisme ne soit pas tout entier conscient, la philosophie classique après Descartes, émet
cette hypothèse.
Mais, chez Freud, de telles définitions restent encore insuffisantes, car on continue
à définir l’inconscient comme le non-conscient, c’est-à-dire le contraire ou la négation de la
conscience : ce qui revient toujours à le définir d’après la conscience.
Le non-conscient ne peut
qualifier que l’être sans conscience (soit, l’animal) et l’inconscient, seul l’être conscient (soit, l’homme)
!
En définissant l’inconscient psychique telle une force active, Freud nous demande, en fait, de
comprendre le psychisme comme la coexistence de deux modes de fonctionnement dont chacun
forme un système indépendant.
Et, il ajoute comme première règle : toute production psychique a
un sens.
Cette nouvelle topique (topos, en grec : lieu, place…) comme première théorie de l’appareil
psychique, postule bien l’existence de « groupes psychiques séparés » hétérogènes au champ de la
conscience, ne relevant donc pas de l’ordre d’une « conscience seconde » ou d’une « double
conscience » ; soit, un psychisme qui souligne la spécificité d’un inconscient qui a et est une réalité
positive et dynamique.
Ainsi l’inconscient produit des effets, se manifeste par des symptômes, d’où l’hypothèse même.
Sans
elle, « les données de la conscience sont extrêmement lacunaires et incompréhensibles ».
Mais, c’est avec la théorie du refoulement, qu’il rend véritablement compte de cette séparation,
constitutive d’un inconscient et instauratrice d’une division psychique entre conscient-préconscient
et inconscient.
C’est du fait de l’opération du refoulement que se trouvent séparés ces groupes
psychiques constitués, dit-il, de « pensées inconscientes », de « représentations », de « motions de
désir » ou « motions pulsionnelles », ayant été conscientes ou n’ayant jamais eu accès au conscientpréconscient.
Le refoulé, ou l’inconscient, signifie alors une même réalité : l’ensemble des
représentations, des « motions de désir », coupé de la conscience et séparé de celle-ci.
Cet ensemble
psychique constitue un « lieu psychique » distinct, un « système psychique » différent de celui de la
conscience car le système inconscient, qui a une organisation propre, est régi par des mécanismes et
donc des lois qui lui sont propres (processus primaires, principe de plaisir, primat de la sexualité …
etc).
Avec cette conception, Freud postule la différenciation des systèmes et plus fondamentalement,
la séparation entre conscient-préconscient et inconscient.
De ce fait, l’inconscient est alors
constitué par un contenu refoulé : l’inconscient au sens descriptif ; et il constitue, d’autre part, un
système psychique séparé : l’inconscient au sens topique.
( Topique : « Théorie ou point de vue qui
suppose une différenciation de l’appareil disposés dans un certain ordre les uns par rapport aux
autres, ce qui permet de les considérer métaphoriquement comme des lieux psychiques dont on
peut donner une représentation figurée spatialement » Vocabulaire de la psychanalyse ).
Il est en
conflit avec les autres systèmes (Un point de vue dynamique qui permet de comprendre le problème
du conflit psychique.
En soi, le refoulement ne peut jamais être totalement levé, p20-21 de La
Psychanalyse de Catherine Desprats- Péquignot Ed.
La découverte.
Repères).
L’inconscient psychique: La seconde topique
Le surmoi : Il est inconscient et la cause du refoulement, de la censure
Instance (substructure) dont le rôle est assimilable à celui d’un juge et censeur.
Ses fonctions se
retrouvent dans la conscience morale (sans s’y confondre), le sentiment de culpabilité, la
formation d’idéaux - mais, aussi, dans des états pathologiques comme la folie de surveillance, la
paranoïa…etc.
La formation du Surmoi est corrélative du déclin du complexe d’Œdipe : l’enfant
renonce à la satisfaction de désirs frappés d’interdit.
Il intériorise l’interdiction.
Son
investissement (attachement de l’énergie psychique à un objet) sur les parents se transforme en
identification aux parents.
A ne pas confondre avec la morale réfléchie et libre et responsable
du sujet conscient.
Le moi : Le système préconscient-conscient, partie visible de l’iceberg
Le moi est le produit d’une différentiation progressive du ça résultant de l’influence de la réalité
extérieure....
»
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